Le cas « Boris Nitchevo» (mon pseudo – post-exotique – sur Facebook)
Vendredi, 9. mars 2012 12:49
Boris Nitchevo, autrement dit Boris « RIEN» , rien du tout. Nitchevo. C’est mon pseudo sur FB.
J’ai été « désactivé» de ce « réseau social» pour des motifs d’une limpidité kafkaïenne. Point barre. J’ignorais alors qu’en me « russifiant» , j’adoptais le profil d’un écrivain « post-exotique» . C’est à dire un écrivain des marigots, des bauges et des souilles. Dans le « post-exotisme» , même une poutre peut être un écrivain à condition qu’elle émette des vibrations nocturnes et n’oubliez jamais que le bois travaille.
Bien entendu, les médias ou les systèmes éditoriaux ne recherchent pas notre présence. Nous puons trop pour la bourgeoisie socialo-libérale qui exerce, comme le dit Volodine, « une sorte de totalitarisme de la nullité» . C’est bien envoyé, non ?
Etre écrivain « post-exotique» , c’est avoir signé un pacte d’amitié et d’empathie avec les insanes, les gueux (« Untermenschen» ), les pouilleux, les zombies du Bardo Thödol ( le livre des morts thibétains), les prisonniers, les blattes, les araignées, les agonisants… et tout ce qui relève de la « littérature des poubelles» (cf. Volodine : « Lisbonne dernière marge» ). C’est assez dire que nous ne sommes pas en odeur de sainteté.
L’entropie est notre horizon : gadoue ou tas de chiffons ou lie du divin. Auparavant nous avons été dé-socialisés, dé-sexualisés, dé-sentimentalisés. C’est sûr qu’on ne nous retrouvera jamais dans le casting d’un « soap opera» ). En plus nous fréquentons de faux chamans.
Schiesse, mein Obersturmbannführer, le camion de surgelés du « Bonhomme de neige» vient me livrer ma pitance hebdromadaire, je suis obligé de m’interrompre. Prastitiyi ! Da svidaniya !
Catégorie: Humour noir | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze







