Un lecteur nommé Staline
Vendredi, 17. février 2012 16:48
Eh bien oui, Staline lisait. Mais il n’est pas certain qu’il aurait apprécié la vingtaine de livres-phares issus de l’expérience du Goulag.
Dans les camps, il y avait des criminels de droit commun, des truands qui faisaient régner leur propre terreur. La terreur dans la terreur. Quand certains de ces truands tentaient une évasion, ils emmenaient toujours avec eux une « vache» , c’est à dire une sorte de garde-manger ambulant, en clair un jeune zek (politique) pas trop maigre. Et si la faim devenait trop cruelle, ils le zigouillaient, couic, pour lui manger les reins avec du sel qui faisait partie de leur kit de fuite dans la taïga. Faire du feu était impossible, sauf à se faire repérer par les patrouilles de recherches. Lesquelles découvraient vite, totalement gelée, la carcasse de la « vache» sacrifiée.
J’ai trouvé cette « anecdote» dans le livre de Jacques Rossi : « Qu’elle était belle cette utopie» , un témoignage édifiant.
Catégorie: Humour noir | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze







