Mardi, 19. juillet 2011 11:08
En d’autres temps, mon ami, je me fusse peut-être inscrit sur votre FACEBOOK. A cette heure que je suis engagé dans les avenues de la vieillesse, ayant piéça franchi les quarante ans : ce que je serai dorénavant, ce ne sera plus qu’un demi-être, ce ne sera plus moi. Je m’échappe tous les jours et me dérobe à moi…
Je sais que des écrivains importants de votre époque ont rejoint ce site, en particulier le petit Le Clézio (ah, le Prix Nobel eût bien arrangé ma phynance privée et j’eusse fait faire maints travaux de rénovation à ma vieille et chère tour).
La plupart de nos vacations sont farcesques et parcourant le site dont vous me parlez, j’ai bien l’impression que chacun y prêche pour sa propre et petite paroisse et prend autant d’intérêt à ce que dit l’autre qu’il mangerait une figue écrasée par un sabot d’âne sur un chemin vicinal.
Pour conclure, cher monsieur Nitchevo, ne croyez pas que je sois insensible à votre invitation (j’aurais pu dialoguer avec Tatiana de Rosnay et la belle albanaise (Bessa Myftiu, NDLR). Toutefois il se faut réserver une arrière-boutique toute nôtre, toute franche, en laquelle nous établissons notre vraie liberté et principale retraite et solitude.
(Et c’est ainsi qu’Allah est grand).
