L’orgasme en karaoké, par le professeur Blumenfeld (Université Porcine de Lias)
Lundi, 23. août 2010 10:26
Malgré le choeur des vierges, je veux dire celui des urologues, prétendre qu’une ablation de l’adénome de la prostate n’a aucune incidence sur la sexualité est une joyeuse (si l’on peut dire) plaisanterie. C’est vouloir littéralement nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! Le fait que l’éjaculation devienne « rétrograde » (= aille dans la vessie) dans la plupart des cas, c’est à dire, car on est dans l’ordre du visible (depuis l’ère panoptique du X), qu’il n’y ait plus d’éjaculation, porte un coup sérieux à l’acte dit sexuel, dont le moteur princeps est avant tout le FANTASME, une sorte de « spermagination » en l’occurrence.
Il est vrai que l’utilisation du Viagra et du Cialis (attention achetés exclusivement en pharmacie, sur ordonnance, mais c’est horriblement cher en temps de crise et cela induit un très néfaste « timing » des rapports sexuels)) peut s’avérer utile dans les phases intermédiaires de l’acte, le fameux palier du quatrième où le processus jouissif a du mal à se mettre en branle ((faute du plan spermaginatif centrifuge) et qui fait qu’on abandonne, qu’on monte dans la voiture-balai à ruminer l’échec sur plusieurs gammes. (Quel échec d’ailleurs? Celui de n’avoir pas éjaculé !!! Quant à la jouissance, on peut faire semblant, comme la femme).
Pour vous remonter le moral, si le besoin s’en fait sentir, faites donc l’amour en karaoké. Choisissez une séquence porno bien juteuse (la nostalgie). Vous verrez que vous bandez déjà, sans presque aucune sollicitation manuelle. Vous êtes dans un état semi-hypnotique, le mimétisme fait son travail, quelques caresses du gland et un orgasme vous traverse alors de part en part, des ongles jusqu’aux cheveux. Miracle ! Il est évident que la pornographie a des vertus curatives et thérapeutiques. (Et vous n’avez pas besoin de vous essuyer avec du sopalin si votre conjointe entre inopinément dans votre bureau).
Alléluia !
Thema: La traversée du quotidien. | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze






