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Michel Onfray avait un contrat sur Freud (sans silencieux). Qu’est-ce qu’ONFRAY sans toi?

Samedi, 24. avril 2010 12:13

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Après avoir déboulonné la statue de Dieu, voici que Michel Onfray s’en prend à Freud, version laïque de Dieu, et à la religion qu’il a instituée en voulant en faire une vraie science, à savoir la psychanalyse.

Après, je pense qu’il va s’en prendre, Michel Onfray, à Victor Hugo. Vous me direz, Victor Hugo n’est ni Dieu ni Freud, à part quelques hugolâtres inconditionnels qu’on trouve dans les troisièmes cycles des universités, il y a peu de fidèles qui s’agenouillent en entendant son nom.

Vous n’y êtes pas du tout ! Victor Hugo, contrairement aux deux autres, compte une foultitude de rues, de cours , d’avenues dans l’intra muros de nos belles villes. Alors que les voies de Dieu sont impénétrables, celles de Freud plutôt chères au péage, Victor Hugo, c’est gratuit et tout le monde (bus, tramways, automobiles, camions divers, scooters, bicyclistes…) empruntent quotidiennement ses chemins. Voilà une entité bien autrement dangereuse ! Notre bretteur philosophe n’a plus de temps à perdre (ce qu’il fait en s’en prenant à ses contradicteurs du Net, anonymes il est vrai, et qu’il assimile et il n’a peut-être pas tort à de la « littérature de pissotière »).

Je ne colporterai pas les ragots selon lesquels Michel Onfray se rendant sur un plateau de télévision (où il savait que les caniches du chenil freudien allait lui mordre les mollets) s’est arrêté en chemin dans un restau de fruits de mer et a dégusté tranquillement (vu que c’est un hédoniste) un plateau bellement assorti: huîtres, langoustines… avec un châblis bien frais.

Plateau, plateau, le lapsus ou l’acte manqué (=réussi), voilà du beau cousu main. C’est pourquoi Michel sauvera peut-être du bûcher freudien (les nazis avaient déjà commencé le travail!), au fond de son jardin, avec un bidon d’essence et une petite boîte d’allumettes, sauvera des flammes, dis-je, « Psychopathologie de la vie quotidienne ». Amen. (Et ce calembour superbe, trouvé dans GOOGLE : qu’est-ce qu’ONFRAY sans toi ?)

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Thema: La traversée du quotidien. | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

La parole suffit-elle pour « guérir » les troubles psychiques?

Mercredi, 24. février 2010 11:48

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Mon lectorat étant pratiquement à sec, à croire que tout le monde petit-bourgeois est sur les pistes de ski et il n’est pas facile de négocier une descente avec un ordinateur portable dans les bras, je vais donc parler dans le désert, ce qui est reposant, à condition de ne pas oublier le petit grain de sable qui parfois suffit à gripper la machine.

La psychanalyse, on le sait, est sinon anti-médicamenteuse du moins a-médicamenteuse, son présupposé étant que la parole peut « guérir ». Depuis l’apparition des derniers psychotropes de masse, LEXOMIL, et tous les dérivés de la planète PROZAC, on est un peu moins affirmatif en ce qui concerne le primat de la parole.

On a pris conscience que notre pychisme est comme une usine chimio-électrique, et qu’une épiphanie du type EUREKA ne va pas forcément modifier fondamentalement le noeud complexe des fils électriques ou le chaudron chimique imbriqué dans l’inconscient . Pour parler plus clairement, eh oui, beaucoup de symptômes pour lesquels on était venus naïvement consulter, BEAUCOUP DE SYMPTOMES PERDURENT.

J’entendais l’autre jour , à la radio de ma voiture, un psychanalyste qui disait que si la parole pouvait littéralement rendre malade (psychosomatisation), eh bien, inversement, elle pouvait « guérir ». Je ne suis absolument pas convaincu par ce parallélisme.

Que la parole, dans le cercle familial ou le milieu professionnel, soit souvent mortifère, qui le nierait? On dirait qu’elle profite de câbles, de circuits qui n’attendent qu’elle. Comme le dit si bien Kafka, « la flèche s’adapte à la blessure ». Mais en sens inverse, un discours qui vous valorise glisse souvent comme une goutte d’huile sur une feuille de laitue, c’est un bel emplâtre sur une jambe de bois, bref on mesure vite les limites, chez les gens atteints d’une macédoine névrotique, on mesure vite les limites, dis-je, de la méthode COUE. OUAIS! Je suis donc pour un PACS raisonnable entre par exemple la fluoxétine et la parole de l’analysant.

Thema: La traversée du quotidien. | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

L’insoutenable non-légèreté du fantasme.

Lundi, 8. février 2010 11:14

J’ai un peu négligé mes blogs ces derniers temps, ma chaudière fantasmatique lançant prioritairement des petits jets de vapeur en direction de ma page de FACEBOOK, avec ses coquetèles, ses demoiselles en flirt, son incommensurable frivolité. Bref.

Comme l’écrit le psychanalyste Jacques André, dans les « 100 MOTS DE LA PSYCHANALYSE, collection « Que sais-je? » : « Parce qu’il est souvent réduit à la forme aimable et champêtre d’une rêverie diurne, on prête au fantasme une légèreté qui sous-estime son poids de REALITE. »

Macarel bamboleyo schtroumfi! Comprenne qui pourra!

Quant à mon rêve nocturne récurrent de rentrée scolaire, dans des décors mous à la Dali ou bien des labyrinthes de couloirs-classes entièrement moquettés de toile de jute et moi, bardé de diplômes et de titularisations ne rencontrant JAMAIS une personne responsable, comme ce pauvre K. dans « Le Château » (Das Schloss) de Kafka, il semble clair que j’attends en vain une image PATERNELLE POSITIVE qui me dirait : » Va, mon fils, tu enseignes salle 18. Bon courage! »

Exactement l’envers de ce j’ai connu dans la réalité et qui m’a conduit, pendant des années, à être un recordman des symptômes névrotiques et psychosomatiques. Capramerda fouchtra!

Thema: La traversée du quotidien. | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

Silurpice Brekkenbrag et la « science des rêves »

Jeudi, 17. décembre 2009 15:05

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Très attendue, au mois de janvier, la conférence de Silurpice Brekkenbrag sur « la science des rêves ». Bien sûr le titre vous rappelle cet admirable professeur viennois, tellement passionné par son sujet qu’il en fit un « burn out », comme on dit aujourd’hui, qui lui calcina la mâchoire.

Silurpice est formel, dans le rêve, en tant que focus principal, que vous ayez choisi la méthode syllabique ou la méthode globale, ou un mixte des deux, IL EST IMPOSSIBLE DE LIRE QUOI QUE CE SOIT D’INTELLIGIBLE. Et à fortiori d’écrire. (C’est pourquoi les rêves d’examens écrits sont un véritable supplice relevant de la lenteur et de l’absurdité de pousser un landau sous l’eau).

Le rêve, la plupart du temps, est uniséquentiel, bi à l’extrême rigueur. C’est à dire qu’il ne s’attarde pas, préfère l’embryon, pour ne pas dire l’avorton, à une séquence linéaire, somme toute une histoire.

Quoi de plus frustrant qu’un rêve érotique dont le rêveur sait pertinemment qu’on va « fader » (de l’anglais « fading », terme adopté par Roland Barthes = dilution,  évanouissement, voir Eurydice quand Orphée se retourne) à autre chose.

Le rêve est un pervers polymorphe car s’il surfe vitesse grand V sur ce qui pourrait se révéler agréable, en revanche sur la notion d’OBSTACLE, eh bien mon pote, il s’attarde, il en rajoute, des escaliers, des labyrinthes sans fin, des galeries marchandes en construction alors que dans la séquence qui précédait on était à une porte entrouverte de l’objet du désir, avec ses taches de rousseur, ses poses alanguies à la Rita Hayworth (l’inconscient date un peu, il ne connaît pas le temps ni les dates de péremption).

Je suis sûr que la conférence de Silurpice Brekkenbrag sera un événement pour la communauté scientifique qui a tendance à mépriser le Bazar Manioc. Que d’intuitions lumineuses sur la mécanique des rêves alors que le vulgue homme Pécus prétend, cet imbécile, qu’il ne rêve JAMAIS.

Parlez-en autour de vous au lieu de courir après les BUZZ débiles d’Internet, quand cette chronique, l’autre jour, n’avait que quatre visiteurs ( c’est à dire o,5. Vous imaginez le pauvre hère retenant sa tripaille avec ses mains, le bas corporel englué d’immondices, en train de déchiffrer avec le haut la « substantifique moëlle » de ces chroniques apparemment fatrasiques).

Thema: La traversée du quotidien. | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

La psychanalyse, un fantôme qui se porte bien.

Jeudi, 10. septembre 2009 12:59

Stations

On n’arrête pas de la conduire chaque semaine au cimetière des idées reçues. Ce qui n’a aucun sens. Car la psychanalyse n’existe pas avant de naître dans un rendez-vous concret, celui de la cure.

Les raisonnements de Socrate, pas plus que les intuitions de Maigret n’ont aucune date de péremption, à l’inverse des rillettes du Mans.

Ce qui est chouette avec le petit bouquin de Jacques André en 100 articles, c’est qu’on peut le lire dans la rue ou quand on fait la queue à une caisse de FNAC, ou dans le métro. L’article « Vagin denté » est particulièrement recommandé pour la station « Filles du calvaire ». Mais qui irait se perdre à « Filles du calvaire » à moins précisément que votre analyste habite là, au premier étage avec un escalier qui sent la cire. Travailler dans l’analité n’interdit pas d’être propre.

Ah voilà un métier que j’eusse aimé faire, analyste, à défaut d’être cardinal dans la curie romaine, ou romancier nobélisable comme Antonio Lobo Antunès ou Haruki Murakami (dont j’ai acheté hier neuf titres au CUL – Centre culturel Leclerc, à Moun dou Porcin).

Cette folie me sidère, chez des gens comme Joyce Carol Oates, Salman Rushdie, Haruki Murakami, passer pratiquement tout son temps devant un clavier de traitement de texte (la plume d’oie de Balzac est loin, pour la cafetière toujours pleine, je l’ignore).

Les grands romanciers et les analystes jouent pratiquement sur le même terrain. Mais je m’arrête, la dame aux 200 mots me fait signe de sa guérite vitrée. Stop !

Thema: Coups de coeur | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze