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Un supporter de l’équipe de France

Mardi, 22. juin 2010 14:20

Thema: Humour noir | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

Raymond Domenech écartelé en place de Grève

Vendredi, 18. juin 2010 14:14

Thema: Humour noir | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

« Ceux qui échouent dans le succès » (Freud)

Lundi, 11. janvier 2010 11:33

Passion_2

Dans les tombereaux d’injures qu’on a pourtant déversés sur SARTRE, personne ne lui a reproché d’être un écrivain pour classes terminales, comme ce fut le cas pour Albert Camus. Sartre était un « héritier », Camus un rescapé de la prolitude (père décédé, mère quasi illettrée).

On lui a donné un prix Nobel de consolation, comme un sucre d’orge et qu’il n’avait pas les moyens de refuser, lui.

Le destin de Camus me fait penser à celui de Philippe Seguin, qu’on enterre aujourd’hui . Temps glacial sur tout le territoire, dit la météo. Lui non plus n’était pas un héritier et il a magnifiquement échoué à exercer ses dons aux plus hautes fonctions de l’Etat. Il y a une partie grisée dans le surmoi des nés-pauvres qui interdit d’aller trop loin, une sorte de bâtardise rémanente et discrètement visqueuse qui vous rappelle à vos origines. Freud a écrit un lumineux article là-dessus : »Ceux qui échouent dans le succès ». A un niveau bien plus modeste, combien de promotions se vivent dans la crampe d’estomac permanente et le dégueulis dans le lavabo. Et l’entourage invoque le stress dû à de nouvelles fonctions, tu parles!

Cela dit, les hommes de pouvoir ont tous plus ou moins une pulsion suicidaire (une façon de rembourser les dettes de l’accession au pouvoir?). Les romains s’étaient aperçus que la roche Tarpéienne (falaise dans Rome du haut de laquelle on poussait dans le vide les condamnés à mort) était proche du Capitole, où l’on célébrait le triomphe des généraux vainqueurs.

Inversement, peut-on affirmer qu’on réussit dans l’échec? Mais le BAC de Philo, c’est au mois de juin!

Thema: La traversée du quotidien. | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

Amours contrariées à l’ombre d’Hundertwasser

Mercredi, 9. décembre 2009 15:33

hundertwasser

Comme Fatiha K., mon « amie » statutaire sur FACEBOOK, ignorait mes avances, j’ai bien été obligé de prendre du recul.

Je me suis abrité sous un eucalyptus, devant sa résidence, tenant à la main un petit livre noir sur ce peintre merveilleux qu’est Hundertwasser (dont elle avait avoué être « fan » sur la page d’accueil) et que je comptais lui offrir.

Hélas, il se mit à pleuvoir pendant quarante jours et quarante nuits.

Dans l’ambulance qui me conduisait, sirène hurlante, à la salle Pétrière (je devais succomber deux jours plus tard à une pneumonie foudroyante), je m’aperçus que je n’avais plus le petit livre noir. Il avait dû tomber sur la pelouse détrempée.

A l’heure actuelle, mon Dieu, il devait être aussi sec que la pantoufle d’un huguenot jeté à la Seine, le soir de la Saint-Barthélémy.


Thema: Création littéraire | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

Zopi Clone, un conte zen.

Vendredi, 11. septembre 2009 13:28

Zaitseff_embrasse-moi

 

Zopi Clone, c’est mon nom. Je suis ouvrier agricole (ou saisonnier à vous de choisir, dans le Bazar Manioc), le type même du lo(o)ser, l’anti-héros quoi, l’éternel perdant. Je vis dans une masure près d’un étang, avec ma vieille chatte, la comtesse de Ségur, mais qui, elle, n’est pas née Rostopchine. Je me déplace sur un « gloy » antédiluvien (=un vélo) qui me permet de me rendre sur mon lieu de travail et d’enfourner de la nourriture dans les pitoyables sacoches quand je me rends au supermarché de Monlezun.

Au fond, j’ai le profil idéal d’un idiot de village, d’un sous-homme, d’un « untermensch ». Mais les gens hésitent, sentant un mystère qui les dépasse, et ils sont toujours assez respectueux à mon égard. Tant qu’il n’y en a qu’un, comme dirait Brice Hortefeux !

Il y a dix ans, j’étais prof de Lettres classiques à Couille-en -Brie et j’ai eu une aventure avec l’une de mes élèves de première, aux portes de sa majorité. Quel scandale dans ce gros bourg aux pelouses mesquines.

Horresco referens (j’en chie au froc quand j’en parle)! J’ai été radié de l’Education dite nationale, ma femme a divorcé et est partie vivre en Nouvelle Calédonie avec nos deux enfants, que je n’ai plus revus depuis. (Sortez vos kleenex ! Les palétuviers ont eu le dernier mot).

C’est somme toute un conte de la folie ordinaire, comme chez ce vieux dégueulasse de Bukowski. Je surprendrai sans doute mes lecteurs si je dis qu’aujourd’hui, dans ce dénuement et cette  absolue solitude, je suis presque heureux, relisant le soir mes chers classiques, le SATYRICON  de Pétrone et l’ODYSSEE du vieil Homère. (A la lumière d’un cierge qu’il m’arrive de chouraver dans une église au moment de « l’introibo »).

Quand j’ai les couilles pleines, je me les vide dans un massif d’orties près de l’étang. Sauce béchamel sur les épinards  si c’est la pleine lune ! Parfois, quand je jouis, passe une étoile filante et je fais un voeu. Peut-être celui de revoir mes enfants avant de partir dans la vallée de l’Ombre de la Mort.

Zopi Clone, (un masturbateur lunatique), c’est mon nom,  qu’on inscrira sur ma croix, au coin des pauvres. Et vous, pauvres couillons, vous continuerez à désirer des choses que vous n’aurez jamais. Jamais. Jamais.

Thema: Création littéraire | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze