Tag-Archiv für » Autodérision «

Une votation qui n’a rien d’épiphanique…

Dimanche, 14. mars 2010 17:55

Ce matin, je suis allé voter avec madame ma pouquière. Nous avons pris le tracteur, moi au volant, elle dans la remorque, que nous avons laissé devant le monument aux morts. As-tu vraiment besoin de ce cabas? ai-je demandé à madame ma pouquière. Et où voudrais-tu, jobastre, que je misse ma carte d’électrice? A ce propos, rétorquai-je finement, tu n’as pas l’impression d’être un peu court vêtue?

Je n’ai pas pour habitude de voiler mes opinions! C’est un scrutin à deux tours. Aujourd’hui, les gens vont scruter mes fesses et dimanche prochain, ils scruteront l’autre versant, je vais tondre mon gazon et me mette un piercing au clitoris!

Ventrebleu, madame ma pouquière, je ne sais si le règlement des bureaux de vote autorise ce genre d’excentricités . Eh bien, alors, je m’abstiendrai !

votation

Thema: Fatrasie. Billevesées. | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

Une histoire d’Ouroboros (= serpent qui se mord la queue)

Vendredi, 4. décembre 2009 10:56

tranches

J’ai donc pensé qu’il valait mieux que je lise un bon thriller plutôt que de me crever les méninges à écrire une chroniquette que personne ne lit (7 visiteurs hier, sans doute 4 météores OO OO OO, restent madame Fidousse, le bedeau d’aix-la-Chapelle et monsieur Bridon, de Bahus-Soubiran, qui souffre actuellement de son dentier).

Ainsi va le monde. Prière de ne pas me déranger. Prépuce de Dieu !

Thema: La traversée du quotidien. | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

Zopi Clone, un conte zen.

Vendredi, 11. septembre 2009 13:28

Zaitseff_embrasse-moi

 

Zopi Clone, c’est mon nom. Je suis ouvrier agricole (ou saisonnier à vous de choisir, dans le Bazar Manioc), le type même du lo(o)ser, l’anti-héros quoi, l’éternel perdant. Je vis dans une masure près d’un étang, avec ma vieille chatte, la comtesse de Ségur, mais qui, elle, n’est pas née Rostopchine. Je me déplace sur un « gloy » antédiluvien (=un vélo) qui me permet de me rendre sur mon lieu de travail et d’enfourner de la nourriture dans les pitoyables sacoches quand je me rends au supermarché de Monlezun.

Au fond, j’ai le profil idéal d’un idiot de village, d’un sous-homme, d’un « untermensch ». Mais les gens hésitent, sentant un mystère qui les dépasse, et ils sont toujours assez respectueux à mon égard. Tant qu’il n’y en a qu’un, comme dirait Brice Hortefeux !

Il y a dix ans, j’étais prof de Lettres classiques à Couille-en -Brie et j’ai eu une aventure avec l’une de mes élèves de première, aux portes de sa majorité. Quel scandale dans ce gros bourg aux pelouses mesquines.

Horresco referens (j’en chie au froc quand j’en parle)! J’ai été radié de l’Education dite nationale, ma femme a divorcé et est partie vivre en Nouvelle Calédonie avec nos deux enfants, que je n’ai plus revus depuis. (Sortez vos kleenex ! Les palétuviers ont eu le dernier mot).

C’est somme toute un conte de la folie ordinaire, comme chez ce vieux dégueulasse de Bukowski. Je surprendrai sans doute mes lecteurs si je dis qu’aujourd’hui, dans ce dénuement et cette  absolue solitude, je suis presque heureux, relisant le soir mes chers classiques, le SATYRICON  de Pétrone et l’ODYSSEE du vieil Homère. (A la lumière d’un cierge qu’il m’arrive de chouraver dans une église au moment de « l’introibo »).

Quand j’ai les couilles pleines, je me les vide dans un massif d’orties près de l’étang. Sauce béchamel sur les épinards  si c’est la pleine lune ! Parfois, quand je jouis, passe une étoile filante et je fais un voeu. Peut-être celui de revoir mes enfants avant de partir dans la vallée de l’Ombre de la Mort.

Zopi Clone, (un masturbateur lunatique), c’est mon nom,  qu’on inscrira sur ma croix, au coin des pauvres. Et vous, pauvres couillons, vous continuerez à désirer des choses que vous n’aurez jamais. Jamais. Jamais.

Thema: Création littéraire | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze