« ECRIVAINS» (Seuil Fiction & Cie) et « DES ANGES MINEURS» (Points-Seuil) d’Antoine Volodine
Samedi, 29. octobre 2011 16:27
Ces russes, plus ou moins russes il est vrai, nous estoMAC. Il vous faut lire, toutes affaires zézayantes, le roman « ECRIVAINS» d’Antoine Volodine. Les écrivains décrits dans cet opus nous sont plus proches que les tâcherons qui n’arrêtent pas de s’auto-commenter dans Facebook, de s’auto-satisfaire de peu, avec leurs petits salons aux lentilles (beaucoup d’écrivants sont myopes), leurs dédicaces-noisettes et j’en passe.
J’aime la folie d’Antoine Volodine. Dans la quatrième de couverture il est dit :» Ni alcoolique génial…ni romantique torturé, et encore moins sommité mondaine adulée par les médias (ah, chère, chère Tatiana de Rosnay !), l’écrivain ici se débat contre le silence et la maladie, quand il n’est pas sur le point d’être assassiné par des fous ou des codétenus. Qu’il soit homme ou femme, il sait qu’il n’a aucun avenir. Souvent, il est analphabète (!), comme Kouriline, qui évoque oralement la terreur stalinienne en s’inclinant devant des poupées en ferraille. Il peut lui arriver d’être déjà mort, comme Marie Trois-Cent-Treize, qui fait une conférence sur l’écriture dans l’obscurité totale qui suit son décès.»
Attention, Volodine peut être hilarant comme dans ce chapitre REMERCIEMENTS où il parodie cette mode jusqu’ici plutôt américaine, merci papa merci maman, de congratuler une bonne moitié de la planète, sans laquelle votre livre n’aurait pas existé. Chié ! Chié !
« Parmi les personnes à qui je suis formidablement redevable de m’avoir soutenu dans les moments difficiles, une place toute particulière doit être réservée à Tatiana Vidal, à son mari Olaf et même à leur bébé Carmelita, pour les encouragements qu’ils m’ont prodigués alors que, songeant à me défenestrer, j’avais déjà enjambé le rebord du balcon de leur vingt-deuxième étage. Sans leurs paroles réconfortantes… et sans les sanglots stridents de Carmelita, je crois bien que je n’aurais jamais terminé mon roman MACBETH AU PARADIS.»
On peut ajouter au panier, en Points-Seuil, « DES ANGES MINEURS» qui sont une série de 49 instantanés, appelés « narrats» , d’un « monde en apnée» (LIBERATION). Le nôtre.
Mes frères qui voulez devenir écrivains, plongez-vous dans Volodine et fuyez comme la peste la prose qu’on trouve sur les fesses du bouc !
Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze









