Ce vice impuni la lecture
Mardi, 27. septembre 2011 12:02
Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze
Mardi, 27. septembre 2011 12:02
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Jeudi, 22. septembre 2011 17:14
Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze
Mardi, 13. septembre 2011 9:29
Pour ne pas avoir l’air trop couillon, je me suis un peu documenté et j’ai retenu la définition que j’ai mise en titre : « le livre numérique est un livre dématérialisé» . Bref ce n’est pas à proprement parler un livre, comme les bouquins de poche que j’emporte en voyage (la moitié dans les bagages en soute, l’autre partie dans les bagages à main).
J’entends bien que les progrès technologiques sont irréversibles et porteurs de pratiques souvent positives. C’est ce qu’on dit à propos du « livre» numérique. Il est vain de lutter contre la marée dans des combats d’arrière-garde qui font se marrer les gens branchés sur la fri(pouille)-box. Et je présume que dans le futur on créera des hommes, des femmes numériques, ayant des rapports sexuels numériques, c’est à dire « dématérialisés» . Et il se trouvera un Lacan numérique pour dire, cette fois avec une certaine pertinence :» Il n’y a pas de rapports sexuels» .
Nous sommes dans une époque transitoire. C’est pourquoi, comme la faune sibérienne avant l’hibernation, j’en profite pour engranger des provisions avant le long hiver qui s’annonce. Je stocke principalement les livres de poche, avec lesquels j’ai toujours eu des rapports physiques, quasi sensuels. Format, texture, odeurs d’un objet MATERIEL.
C’en sera fini de la poésie des isbas d’écrivains croulant littéralement sous les livres ou des tanières des universitaires sur les campus américains envahies par la chose imprimée. (Ay, misayre, je sais bien que les ménagères seront des alliées objectives de la révolution numérique).
C’est pourquoi je vous conseille la lecture du livre (non dématérialisé) de Frédéric Beigbeder (un jeune homme très intelligent et érudit sous sa défroque télévisuelle d’histrion) : PREMIER BILAN APRES L’APOCALYPSE (Grasset). Au-delà de la perte du contact physique avec l’objet-livre, Beigbeder est persuadé, comme l’écrit Gérard Guégan, que le numérique « aura la peau de la fiction» .
Et il nous restera l’affliction et des yeux pour pleurer.
(Et c’est ainsi qu’Allah est grand).
Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze
Mardi, 6. septembre 2011 18:19
Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze
Lundi, 5. septembre 2011 13:07
Vaste est l’onomastique, l’étude des noms propres, qui peut englober la toponymie (Proust, « Les noms : noms de pays» , au début de la RECHERCHE), tout se passant comme si le nom propre avait une charge poétique spécifique.
Bornons-nous aux noms d’écrivains.
Prenons le début du chapitre VIII de ZONE, de Mathias Enard : « …c’est peut-être à cause de ce volcan (l’Etna) que Malcolm Lowry s’est installé à Taormine en 1954, dans ce village si joli qu’il paraît faux, lui qui avait écrit dix ans plus tôt « Under the Volcano» (…) Lowry l’ivrogne a bien besoin de changer d’air, il rejoint le contingent d’Anglo-Saxons qui peuplent la Zone, Joyce, Durrell, Hemingway, Pound le fasciste ou Burroughs l’halluciné, Malcolm ne lâche pas sa bouteille en regardant les espadons briller dans la baie de Naxos…»
Comme un caillou jeté dans l’eau d’une mare fait des cercles concentriques, il est évident qu’un nom d’écrivain célèbre (dont nous connaissons déjà la biographie) est comme une chambre d’échos qui pimentent notre plaisir de lecture.
Et puis on pourrait broder sur les noms de lieux, les noms de l’Histoire, qu’on ne se lasse pas de répéter, avec un côté incantatoire. C’est somme toute une musique bien particulière (partant avec Olivier Rolin en Russie, Sibérie, j’entends déjà bruire de merveilleux noms propres).
(Et c’est ainsi qu’Allah est grand).
En ce qui concerne le charme de l’onomastique russe, je vous conseille de lire les premières pages du SIBERIE d’Olivier Rolin (Editions Inculte 2011) : » La Beauce, par exemple, ça n’est pas beau. Rouen, non plus. (…) Les noms ont une couleur, une odeur, comme celle d’étoffes leur texture s’offre au toucher. Il en est qui ont l’expansion des choses infinies. Sibérie, ça sonne bien…»
Catégorie: Création littéraire | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze