Articles du août, 2011

Propos (décousus) d’un temps de canicule

Samedi, 20. août 2011 18:52

La canicule, en latin « canicula» , c’est littéralement la « petite chienne» , nom donné par les romains à une constellation céleste concomitante avec une période de grosses chaleurs.

C’est aussi le nom qu’on attribuait à certaines femmes « hargneuses»  (comment faire la différence ?). Espèce de canicule, je te quitte tant que le thermomètre  chauffe comme le cul d’une locomotive !

La canicule tue les vieux parce qu’ils oublient de boire, ils n’ont pas soif, tout le monde sait ça, même ceux qui voulant se débarrasser d’un aïeul encombrant, l’attachent un après midi de canicule au tronc d’un pin parasol. Seulement, la police scientifique relèvera des meurtrissures révélatrices sur le corps ainsi que des traces de résine parfumant les vêtements du trépassé.

Et c’est ainsi que sa famille va se retrouver au frais. Façon de parler vu que les prisons ne doivent pas être climatisées.

Ce qui est bien dans les familles aussi, c’est quand quelqu’un jette un froid. Mais comme on s’y attend un peu, le froid est moins froid qu’il devrait être froid.

Seuls les bouchers sont à l’abri de la canicule, vu qu’ils ont des chambres froides. Mais il ne faut pas faire de claustrophobie, ce qui est un autre problème.

Bon je ne vais pas me faire suer à continuer à débiter des fadaises raisonnables. Jamais quelqu’un ne s’est jeté du haut d’une fadaise. C’est tout dire.

(Et c’est ainsi qu’Allah est grand).


Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

L’affaire Le Clézio

Lundi, 15. août 2011 10:48

J’avais écrit ici-même le samedi 2 juillet combien cela m’étonnait que Jean-Marie Gustave Le Clézio  cédât à la tentation (« volens, nolens» ?) et s’inscrivît dans cette cacophonie pour illettrés qu’est souvent FACEBOOK.

On imagine en effet le Julien Gracq de « la Littérature à l’estomac»  se retournant dans sa tombe encore fraîche. Cela ne pouvait attirer que des emmerdes (au plan de l’image) à notre récent Prix Nobel de littérature.

C’est chose faite. Hier un « clone, un clown»  comme dit l’autre, a publié un message de trois lignes truffé de fautes d’orthographe grossières (« horreur»  écrit sans H !), en revanche le mot « pamphlet» , qui coule de source, n’avait pas subi de dommages. Etonnant, non ?

Beaucoup ont flairé la supercherie mais d’autres ont débattu sur le fond (accepter ou non le Prix Nobel) comme si de rien n’était. Ay misayre ! Surtout que l’intéressé (ou plutôt le non-intéressé) est plus évanescent que l’Arlésienne et il est peu probable qu’il se manifeste pour mettre les choses au point. On en revient au point de départ : mais que fait-il donc dans cette galère (suggestion de son éditeur ) ?

Un ragondin de FACEBOOK a trouvé que je prenais trop la chose à coeur, comme si j’y avais un intérêt quelconque. NON, NON, Le Clézio a mon âge, c’est somme toute une icône de ma vie (comme la Vierge Marie) et il m’est insupportable de voir qu’on le ridiculise à peu de frais. AYETO !

(Et c’est ainsi qu’Allah est grand.)

Breaking news (17 h15) : Jean-Marie Gustave Le Clézio vient de disparaître de ma liste d’amis de Facebook. Est-ce un départ global du « réseau social»  (selon mes conseils) ou bien une sortie limitée à ma personne ( si humble) qui a remué tant de m… depuis hier

* On sent comme un malaise sur la « une»  de FB. Tout ce que je publie sur le sujet est envoyé illico dans l’espace intime de mon mur (comme disent les berlinois).


Catégorie: Création littéraire | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Il y a quelque chose de bourru dans le domaine de l’édition

Dimanche, 14. août 2011 12:30

Une « amie»  libraire de Facebook avoue qu’elle va engranger plus de six cents livres lors de « larentréelittéraire» , concept qu’elle écrit en un seul mot. Soit.

Elle prétend que cette masse est composée majoritairement de « trucs»  (n’insistons pas sur les connotations péjoratives) qui risquent de faire un aller-retour, ayant pris l’air de la campagne, pour se retrouver au fameux pilon.

Comment expliquer cette pléthore ? Eh bien, me dit-elle, les éditeurs reçoivent de plus en plus de manuscrits. Mais qui les oblige à les éditer quand on sait la masse de refus polis et stéréotypés, dernier type de courrier, avec les fiches d’impôts, qui encombrent les circuits postaux ?

Est-ce qu’il n’y aurait pas des coteries germanopratines à qui il faut faire plaisir ou renvoyer l’ascenseur, des « maffias»  spirituelles qu’il ne faut pas contrarier, des madonnes au charme persuasif, etc…?

Pourquoi tant de trucs médiocres qui ne serviront qu’à « décorer»  le profil, par exemple sur Facebook ?

Moi, je suis un écrivain publié, tu parles, Charles ! Poindron, en huitième position dans une librairie des Champs-Elysées !

D’autre part, si les écrivains pratiquaient l’ascèse, voire l’héroïsme du tiroir, les libraires feraient encore plus rapidement faillite. Comme les marchands de poissons, il leur faut bien essayer de vendre des produits frais, de la pescaille récente.

Ah, le problème n’est pas simple.

Mais ne pas oublier, macache wallou, que deux chefs d’oeuvre importants n’ont jamais trouvé d’éditeur du vivant de leur auteur.

« La conjuration des imbéciles»  de John Kennedy Toole et « Le Seigneur des porcheries »   (72 REFUS ).

(Et c’est ainsi qu’Allah est grand.)

 



Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Autant pour moi, au temps pour moi… La guerre de cent ans n’est pas morte ! Olé !

Vendredi, 12. août 2011 16:39

Que dit HANSE sur un sujet aussi délicat ?

Hanse débite la chanson de l’Académie, comme si la prostate  était un synonyme de clairvoyance.

Donc, le commandement « Au temps!» , en termes militaires et en termes de gymnastique, insiste sur le fait qu’on se doit « de revenir à la position précédente (au temps précédent) en vue de recommencer le mouvement»  (Académie) : « AU TEMPS POUR MOI, se dit quand on admet son erreur ou la nécessité de reprendre ou reconsidérer les choses.» 

Comme à l’université porcine, nous ne sommes pas dans une académie militaire ou un gymnase aux hormones, nous maintenons notre version « manière»  = autant pour moi. J’avais gagné au loto mais j’ai perdu mon ticket dans une fosse à purin pleine de rats, AUTANT POUR MOI. C’est à dire, c’est bien fait pour ma poire. Ma gueule si vous préférez.

Tu penses bien que la Française des jeux ne va pas m’autoriser à « recommencer le mouvement» . Comme si on était à l’exercice ! En répétition ! La vie est un jeu sérieux qui se joue en direct. Point barre.

Que de pseudo-grammairiens soient à la traîne de militaires et de gymnastes dit bien la misère de l’étymologie. On se contrefout de ce que dit l’Académie, c’est inaudible et tiré par les poils du rostre.

AYETO et VIVE « AUTANT POUR MOI»  !

(Et c’est ainsi qu’Allah est grand.)


Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Contes cruels

Mardi, 9. août 2011 13:37

Lorsque nous débouchâmes dans cette plaine ocre, qui était plutôt un désert, un stylite, abruti de soleil, tomba de sa colonne. Aussitôt, deux ou trois charognards se mirent à l’oeuvre. Djerbia, montée en amazone, tressautait sur sa monture. Mon oncle, mon oncle, laissez-moi regarder le vautour caver les yeux du saint homme. D’accord, ma biche, mais ne dis pas à ton père que je t’ai sautée, hier soir, au bivouac.

La fille aux lunettes noires ne voulait pas de moi dans sa liste. Elle me suivait le long des canaux (Amsterdam ou Venise, je ne sais plus), comptant sans doute avoir ma peau de chat dans le brouillard (avec son silencieux de pacotille). PAN ! PAN ! Approche, approche, gamine, que je te souffle dans les narines ! Et vlan, dans la flotte ! Peut-on parler du charme de l’eau quand elle est glauque ?


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