Articles du juin, 2011

Séborrhéine de Clafoutis-Cerise refuse le Goncourt des lycéens

Vendredi, 24. juin 2011 18:30

Plus d’informations dans notre édition de demain.

 


Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Dans la traversée du désir il faut toujours garder un désespoir pour la soif

Jeudi, 23. juin 2011 17:51

Certaines chroniques n’ont pas de titre. Ce titre n’a pas de chronique.



Catégorie: Humour noir | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Les gens connus vivent dans une forteresse

Mercredi, 22. juin 2011 10:49

Dans ma jeunesse bordelaise et pourrie (je parle comme Holden Caulfield, le héros de L’ATTRAPE-COEURS, de Salinger), j’ai connu de 64 à 68 Jean-Claude Guillebaud qui commençait alors sa (brillante) carrière à SUD-OUEST.

Et puis il est « monté»  à Paris, comme on dit, est devenu journaliste au MONDE, au NOUVEL-OBSERVATEUR, a participé à des émissions d’actu à la télé avec Yves Montand, a créé la maison d’éditions ARLEA, sise près de l’Odéon, a écrit une vingtaine de bouquins…

Inutile de préciser qu’on s’est perdus totalement de vue. Et qu’il m’a sans doute oublié sauf à pratiquer une séance d’hynauze remémoratrice. Je m’aperçois qu’il est actuellement sur FB. Mais je pense que j’entrerais plus facilement à Fort Knox que dans la liste de ses accointances actuelles.

C’est le cas des gens connus. Ils ont sur FB un profil laconique, hyperminimaliste et un système d’accès sécurisé comme c’est Dieu pas possible ! Inutile d’insister. Circulez !

Et c’est ainsi qu’Allah est grand !


Catégorie: Humour noir | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Le garagiste dans les maïs

Mardi, 21. juin 2011 9:08

Au fond, de quoi je me plains dans ma thébaïde du Bazar Manioc ?

Retraité, je suis libre de mon temps, je n’ai pas besoin d’emprunter les transports en commun, ni de supporter au boulot les vexations d’un petit chef qui souffre d’hémorroïdes. Mon isba est spacieuse, j’ai trois chats, beaucoup de livres, mon ordinateur, un paysage magnifique à travers les immenses baies panoramiques de la salle de séjour.

Au fond, de quoi je me plains ?

D’un certain isolement peut-être. Je ne vois personne si ce n’est les jeunes préposées au courrier qui passent sur les chapeaux de roues en faisant crisser le gravillon. Ici, le tissu relationnel est pratiquement inexistant. Un trou noir (ou plutôt gris) dans le décor.

Il n’y a pas de terrasses de bistrot, de petits repas entre amis dans une brasserie où l’on puisse parler de littérature, de connivences épiphaniques avec sa voisine de gauche parce qu’on a récité en même temps le fameux incipit d’AURELIEN : »  La première fois qu’Aurélien vit Bérénice il la trouva franchement laide.» 

Et le garagiste, me direz-vous ?

C’est un phénomène.

Autour d’un mobil home initial, il a construit un emboîtement de refuges (bibliographie : Bachelard : LES REVERIES DU REPOS et Gilbert Durand : LES STRUCTURES ANTHROPOLOGIQUES DE L’IMAGINAIRE). Ne payant pas de mine, il a néanmoins une cour incessante de « groupies»  qui ont quelque chose qui va de travers à leur bagnole. Il peut comparer les chassis, la courbe des ailes. Bref c’est un homme heureux.

Dans les maïs.

Ah, j’aurais dû faire garagiste.

On dit : la campagne ! la campagne ! il y en a toutefois qui y trouvent leur compte. Mais sûrement pas les intellos décalés !

 


Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Bienvenue à Daniel dans la fosse aux lions

Dimanche, 19. juin 2011 10:23

Daniel, c’est mon dernier petit-fils né cette nuit à Amsterdam. Il a un frère aîné qui se nomme Alexander et qui n’est pas le « der des ders»  puisqu’il a présentement un frère cadet. Daniel.

Je suppose qu’il s’est lassé du liquide amniotique et du ventre maternel où l’on est , il faut bien le dire, quand même un peu à l’étroit, malgré le confort inégalable des besoins immédiatement satisfaits.

A Amsterdam il y a aussi ces odeurs de cannabis qui flottent dans l’air et qui titillent la curiosité olfactive des bébés sur le point de passer la frontière.

C’est un bon moment pour naître car le soleil donne à l’eau polluée des canaux des reflets de moire. Les bicyclettes se prennent pour des fourmis avec des nymphettes aux longues jambes fuselées et bronzées. Mais ça c’est plutôt des réflexions de grand-père que d’enfançon qui vient d’accéder à la lumière du jour.

Et c’est ainsi qu’Allah est grand.


Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze