Karine Giébel : « Meurtres pour rédemption» (Fleuve noir). Vous n’auriez pas du Lexomil ?
Mercredi, 16. mars 2011 15:58
Estomacs et âmes sensibles, s’abstenir.
Vous ne résisterez pas à la cruauté, à la violence, au bruit et à la fureur présents dans ces quelques 750 pages. Bien sûr, on est dans un univers carcéral mais le goulag du petit père des peuples, en comparaison des prisons décrites par Karine Giébel, a si l’on peut dire un côté villégiature.
L’héroïne est un volcan psychique et musculaire quasiment toujours en activité. Tueuse multirécidiviste, elle a pris perpet mais on se prend à l’aimer car le réel la tabasse en permanence, avec un sadisme parfois insoutenable.
Marianne, elle s’appelle, et comme le titre l’indique, c’est peut-être aussi une « sainte» . Le livre refermé, on en est persuadé, nous, pauvres lecteurs, à qui il faudra bien une semaine pour récupérer. (Très vieux routard du polar, j’ai rarement lu un livre de cette force, même dans les romans dits de « littérature générale» . Point barre)
A la regarder en photo, on imagine mal comment Karine Giébel a pu imaginer de telles noirceurs. La sainteté a ses mystères, le Mal aussi…
(Publié d’abord à » La Vie du rail» , le bouquin s’est vite épuisé et était introuvable. Deuxième édition en 2010 au « Fleuve noir» . Il mérite de faire un gros pavé dans la collection « Pocket» (thriller), comme ça le Roi des Cons pourra toujours dire que c’est de la littérature de gare !)
Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze







