Articles du février, 2011

Sémantique du PORN, cri d’alarme!

Mardi, 8. février 2011 16:19

Le latin a longtemps servi de « cache-sexe» , c’est le cas de le dire, aux  » realia»  dites « honteuses» . Le mot « coït» , à la différence de la chose, n’a pas toujours été à la portée du premier venu, surtout dans le « lumpen proletariat»  et chez les épiciers poujadistes.

« Post coïtum animal triste»  et vogue la galère. Quant au très lourd « more ferrarum» , il a été vite distancé par la poétique expression française « prendre en levrette» , il n’y a pas photo.

Aujourd’hui, c’est l’anglo-saxon qui pose problème à qui s’aventure dans la jungle du PORN. Mais que font les linguistes (on devrait dire les « cunnilinguistes» ) qui nous laissent désarmés devant des termes comme « fisting» , « bukkake» , « anal slurp» , « cum»  (et cum spiritu tuo ? mais j’en doute), « cumshots» , « shemale»  (on devine !) et j’en passe…

Nous voici bien démunis, mes frères.

Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Botticelli : « La naissance de Vénus» 

Mardi, 8. février 2011 14:22

Vénus est née dans un hayon, sur le parking d’une corniche de l’île de Crète. Nue et bottée, comme le chat du même nom, à part que pour elle il faudrait parler de chatte.

Les deux prêtres (nus comme des vers de Rilke), avec leurs poireaux sacrés, ont délicatement béni la déesse d’une bruine légère (spray épectasique) afin qu’elle sache désormais à quoi s’en tenir. Il va de soi que le destin de Sainte Thérèse d’Avila fut bien différent mais que voulez-vous, le néo-paganisme a un cahier de charges bien précis et il faut s’y tenir.

Botticelli est hors champ. Il vient de s’exonérer de liquidités superflues sur le talus à l’herbe calcinée par l’implacable soleil crétois. Il fume une cigarette mentholée en regardant la mer de mica qui blesse les rétines, la mer, la mer, toujours recommencée.

IL se demande, Botticelli, car c’est plutôt un anxieux, et sans fluoxétine (béni soit le Prozac), si cette dernière création ne va pas lui attirer des ennuis, voyez, du côté de Sa Sainteté (condamné à l’éjaculation rétrograde à cause de son adénome prostatique coupé en fines lamelles telles des hosties de chair).


Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Andréï Kourkov :» Laitier de nuit»  (Points), une bluette un peu molle. Mais où est donc passé le Pingouin, fouchtra ?

Mardi, 8. février 2011 12:47

Il faut bien reconnaître que la soupe (ici la soupe au lait) est un peu fade. C’est un roman nocturne, voir le titre, où l’Ukraine n’apporterait la moindre frousse aux dissidents de chez dissident, fussent-ils affligés des dix huit phobies statutaires.

On est en plein onirisme (voire somnambulisme) dans lequel la cocasserie habituelle de l’auteur a tendance à s’estomper  au sein des rues bleutées et plus désertes que moi tu meurs de Kiev. Les deux matous de service ne sauraient rivaliser avec leur cousin le Pingouin, macache wallou. Tombe la neige. Il y a bien un pitbull qui va caguer chez le voisin mais il est tué par l’un des deux chats qui a ingurgité une sorte de dopage semi-mafieux (en ampoule).

Il en résulte que lorsqu’on sort de la lecture du « Seigneur des porcheries»  de Tristan Egolf, on ne peut qu’être déçu par la mièvrerie de ce « laitier de nuit» . La quatrième de couverture parle de « moult situations rocambolesques» .

Nous, on veut bien ou alors mes lunettes sont sales (ma femme, ma taulière, ma geôlière me dit toujours de les nettoyer. Ach so !)

Le bonjour chez vous.


Catégorie: Création littéraire | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze