Articles du janvier, 2011

Le chef-d’oeuvre de Tristan Egolf : »  Le Seigneur des porcheries» , à l’Université porcine.

Mardi, 25. janvier 2011 11:12

Une salle de notre université porcine, sise dans le Bazar Manioc, porte désormais le nom de Tristan Egolf, qui nous a quittés à l’âge de 34 ans à l’aide d’une balle d’arme à feu, à bout touchant sans doute. Les génies ne font pas de vieux os !

Son roman princeps, « Le Seigneur des porcheries» , est  une vraie légende à lui seul. Refusé aux Etats-Unis par septante éditeurs, ou peu s’en faut, le miracle a voulu qu’il croise, le manuscrit, la route de la fille de Patrick Modiano, et par le biais de papa (littéralement ébloui), la Maison Gallimard qui achète les droits de cette oeuvre sublime ( = qui flotte à 50 centimètres au-dessus du sol). Tristan Egolf, même si nul n’est prophète en son pays (il faudra attendre un chouïa pour feuilleter une édition américaine) a eu un peu plus de chance que John Kennedy Toole, qui n’assista jamais à l’éclosion de son inoubliable »  Conjuration des imbéciles» . ( Puisqu’il se fit sauter le caisson avant. Eh, les gars, c’est une manie chez vous ?)

»  Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. »  Johnathan Swift.

Nous reparlerons dans cette chronique du « Seigneur des porcheries»  et de son pitoyable et considérablement éruptif héros, John Kaltenbrunner.

Banzaï !

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Erections nocturnes dans le Bazar Manioc

Lundi, 24. janvier 2011 10:48

Quand (une fois par trimestre) j’ai une érection nocturne, on est bien obligé d’y voir comme un « analogon»  du blair de Cyrano de Bergerac, à moins qu’il ne faille évoquer Pinocchio, par honnêteté comparative. En tout cas, ipso facto, la tumescence dérange mon masque per nocte anti-apnée, qui se met à couiner comme une volaille perdue dans la nuit givrée du Bazar Manioc, parcelle du Grand Rien qui n’a rien à envier à la Mongolie Extérieure, à part que dans les derniers confins pré-cités on peut toujours se distraire avec les pantomimes des chamans.

Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Tom Robbins : « Féroces infirmes retour des pays chauds»  10/18

Vendredi, 21. janvier 2011 11:54

Complètement maboul et déjanté et conséquemment plein de substantifique moëlle, le roman de Tom Robbins est un instant de jubilation malgré ou à cause des nombreuses longueurs et digressions. Fouchtra !

Le héros, Switters, se définit comme un « garçon de courses de la CIA» . Il parcourt le vaste monde dans un fauteuil roulant, non qu’il soit paralysé des guibolles, nohon, nohon, mais un chaman amazonien lui a jeté un mauvais sort si par malheur il foulait de nouveau le plancher des vaches !

C’est ce que ce con appelle « le principe de précaution» . A propos de « con» , Switters est un linguiste hors pair puisqu’il peut désigner par 71 noms étrangers le sexe de la femme. Il lit d’autre part l’illisible « Finnegans Wake»  de James Joyce et a des pulsions fornicatrices pour sa demi-soeur qui a l’âge de Lolita. Macrédious, quel bonhomme ! Le sourire de Nabokov tel celui du chat du Cheshire !

« Il n’y avait pas de groom à l’Hôtel Boquichitos. Ni grooms, ni grouillots, ni groupies, ni groupuscules, ni grouses, ni groins, ni gro-magnons, ni gromosomes, ni encore de Groenlandais, de grognards, de grognasses, de groseilles, de grosjeans, de gros oeuvres, de grossistes ou de pantalons bleu marine à grandes pattes d’éléphant. Rien de la sorte.» 

Bref, tas d’infirmes de basse extrace, vous voyez le genre !

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Lire « Lolita»  dans le Bazar Manioc ?

Mercredi, 12. janvier 2011 11:46

Dans « Lolita» , un incipit célèbre ! Nabokov démarre sur les chapeaux de roue. C’est un dragster de la littérature !

Quelques décennies plus tard, en chassant le papillon, il fera une mauvaise chute et il en mourra.

Saperlipopette !

Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

J Eric Miller : Décomposition (10/18). Il faut avoir du coffre !

Mardi, 4. janvier 2011 11:05

Incontestablement un « road movie» , court et linéaire, avec ceci que dehors il fait chaud et que dans le coffre de la voiture, il y a le cadavre de Jack, jadis universitaire, amant de la conductrice (un peu déjantée), lequel Jack décline présentement les différents stades de la « décomposition» , de la « rigor mortis»  au déballonnement glauque et gazeux, et encore on fait l’économie d’une poule (le volatile) incidemment auto-stoppeuse qui lui gobera les yeux. Ô délices ! Mon Dieu !

On sent que ça ne va pas bien se terminer.


Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze