Articles du mai, 2010

L’aphorisme n’est pas gai, Gaétan.

Lundi, 31. mai 2010 10:39

On connaissait : »  Y a-t-il une vie avant la mort?» 

Celui-là n’est pas mauvais non plus (que j’ai trouvé dans Facebook)

TOUT FINIT TOUJOURS PAR NE JAMAIS ARRIVER.

Catégorie: Humour noir | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Luxe, calme et volupté

Samedi, 29. mai 2010 18:00

Catégorie: Non classé | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Exclu de FACEBOOK ou de l’extrême misère intellectuelle de ce site américain cucul

Lundi, 24. mai 2010 16:39

Après le bandeau jaune de Blogger, que je porte depuis presque deux ans (blog biètdazou) et qui est une sorte de censure (aucune mention dans les moteurs de recherche, entre autres), me voici aujourd’hui exclu de FACEBOOK pour cause je pense d’obscénité (la vieille rengaine utilisée déjà avec Flaubert et Baudelaire). Rien de nouveau sous le soleil !

Facebook (orthographe et syntaxe) est un permanent désastre pour la langue française. Voilà ce que je considère comme une obscénité. Et le niveau des échanges s’apparente souvent à un curieux langage simiesque, ou à un blablabla sans saveur de rescapés du pavillon des débiles légers.

D’ailleurs, c’est pratiquement tous des alcooliques (voir les médias) et ils se vengent de l’interdiction de l’apéro géant qui n’a pas eu lieu à la Tour Eiffel en m’excommuniant.

Bravo les forces policières. Aucune répression n’est trop forte pour ces ennemis de la pensée et de l’iconographie basique (« L’Origine du monde» , de Courbet par exemple). On devait recréer des goulags spéciaux pour les désintoxiquer de l’idéologie puritaine de chez puritain importée des Etats-Unis (Facebook, c’est pas un nom slave, ça!).

En conclusion  (provisoire) je CONCHIE Facebook. En revanche j’ai beaucoup de respect pour l’armée française. Les gens cultivés connaissant « Le traité du style»  d’Aragon saisiront l’allusion.

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Aux vents des solitudes blanches

Jeudi, 20. mai 2010 16:33

C’est le nom du coin où je pêche sur la banquise. Aux vents des solitudes blanches, c’est joli, non? Et ma cabane, elle est super, hein? Il y a même le chauffage, pour ne pas que je me les gèle.

Ah, il faut aimer la solitude. Surtout que je pêche la plupart du temps par omission.

Je pêche des « amies»  de Facebook, voyez. Des Aphrodites de banquise. Enfin, je n’en ai pas attrapé une seule. Jamais.

Mon ami Gus, qui souffre de psoriasis, me dit que je ne suis peut-être pas au bon endroit. Mais là il y a un trou, j’ai répondu du tac au tac (je dis ça vu que j’ai plutôt l’esprit de l’escalier) et ma cabane n’est pas montée sur roulettes, ciboire du Christ (comme on dit aux vents des solitudes blanches).

Enfin, je m’occupe. Je lis des polars (des thrillers, malgré le froid polaire) dans ma jolie cabane, tout en surveillant la ligne du coin de l’oeil. On ne sait jamais !

Le bonjour chez vous et que saint  Sycomore vous protège (surtout des oreillons).

Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

« Les détectives sauvages» , Roberto Bolano, Folio, 930 pages

Lundi, 17. mai 2010 10:46

Macrédious, quel bouquin, surfer pendant plus de 900 pages sur un concept devenu totalement obsolète par chez nous, savoir la poésie qui s’écrit, qui s’édite… Il n’y a que la folie latino-américaine pour ressusciter de tels fantômes !

On se demande qui sont ces « détectives sauvages» , peut-être ceux qui cherchent la trace de Cesarea Tinajero , poétesse mythique du « real-viscéralisme»  qui s’est diluée, telle Eurydice, dans le désert de Sonora. Bien sûr, le titre « Le cercle des poètes disparus»  n’était pas libre, loin s’en faut.

Mais nous voyageons beaucoup dans le roman de Roberto Bolano, de Mexico à Barcelone (où l’on se dit qu’on va peut-être rencontrer Carlos Ruiz Zafon). De Paris à Tel-Aviv, de Madrid à Pétaouchnok. Ses héros sont des exilés, des éternels déracinés, qui ont la bougeotte, vivent comme des pique-assiettes, des picaros, des « clochards célestes»  (salut Jack). Ils vont « dealant»  (comme Bob) quand ils le peuvent, mais toujours griffonnant des poèmes, et buvant plus qu’il ne sied, et « baisant»  à tire l’haricot. Mon Dieu. L’exact négatif de ma propre existence (moi qui fus aussi un poète catalogué dans les sixties).

Comme le dit Enrique Vila-Matas, ce roman est l’épopée lyrique, tragi-comique, d’hommes en quête de la vraie vie, « le voyage infini de gens qui furent jeunes et désespérés mais ne s’ennuyèrent jamais» .

Eh bien, le lecteur ne s’ennuie jamais dans ces  900 pages qui ne sont pourtant pas celles d’un thriller à intrigue.

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze