Articles du avril, 2010

Kurt Cobain, sur fond d’humidité.

Vendredi, 30. avril 2010 12:06

Kurt Cobain  est né à Aberdeen, le 20 février 1967 et il a mis fin à ses jours le 5 avril 1994 à Seattle. Rien que des villes où il pleut. Mais nous savons bien, vous et moi, qu’il peut y avoir un désespoir solaire, qui prend vos tempes dans un étau et transforme vos vêtements en « wassingues»  (serpillières).

Kurt Cobain avait 27 ans (j’ai posé l’opération sur une feuille de papier blanc). Il écrit dans son « Journal» , 10/18, un document (!), sans doute avant sa sortie : « Don’t read my diary when I’gone. Ne lis pas mon journal quand je serai parti. OK, je pars travailler. Quand tu te réveilleras ce matin, lis mon journal s’il te plaît. Fouille dans mes affaires et devine-moi.» 

Journal-Cobain1

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Indécence et incandescence de certaines métaphores inflammables même avec un briquet jetable acheté dans une grande surface lors d’une canicule tueuse de vieux plus très jeunes

Lundi, 26. avril 2010 18:22

feu au cul

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Michel Onfray avait un contrat sur Freud (sans silencieux). Qu’est-ce qu’ONFRAY sans toi?

Samedi, 24. avril 2010 12:13

freud bar jpg

Après avoir déboulonné la statue de Dieu, voici que Michel Onfray s’en prend à Freud, version laïque de Dieu, et à la religion qu’il a instituée en voulant en faire une vraie science, à savoir la psychanalyse.

Après, je pense qu’il va s’en prendre, Michel Onfray, à Victor Hugo. Vous me direz, Victor Hugo n’est ni Dieu ni Freud, à part quelques hugolâtres inconditionnels qu’on trouve dans les troisièmes cycles des universités, il y a peu de fidèles qui s’agenouillent en entendant son nom.

Vous n’y êtes pas du tout ! Victor Hugo, contrairement aux deux autres, compte une foultitude de rues, de cours , d’avenues dans l’intra muros de nos belles villes. Alors que les voies de Dieu sont impénétrables, celles de Freud plutôt chères au péage, Victor Hugo, c’est gratuit et tout le monde (bus, tramways, automobiles, camions divers, scooters, bicyclistes…) empruntent quotidiennement ses chemins. Voilà une entité bien autrement dangereuse ! Notre bretteur philosophe n’a plus de temps à perdre (ce qu’il fait en s’en prenant à ses contradicteurs du Net, anonymes il est vrai, et qu’il assimile et il n’a peut-être pas tort à de la « littérature de pissotière» ).

Je ne colporterai pas les ragots selon lesquels Michel Onfray se rendant sur un plateau de télévision (où il savait que les caniches du chenil freudien allait lui mordre les mollets) s’est arrêté en chemin dans un restau de fruits de mer et a dégusté tranquillement (vu que c’est un hédoniste) un plateau bellement assorti: huîtres, langoustines… avec un châblis bien frais.

Plateau, plateau, le lapsus ou l’acte manqué (=réussi), voilà du beau cousu main. C’est pourquoi Michel sauvera peut-être du bûcher freudien (les nazis avaient déjà commencé le travail!), au fond de son jardin, avec un bidon d’essence et une petite boîte d’allumettes, sauvera des flammes, dis-je, « Psychopathologie de la vie quotidienne» . Amen. (Et ce calembour superbe, trouvé dans GOOGLE : qu’est-ce qu’ONFRAY sans toi ?)

Michel Onfray_6mars07


Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Dans ma maison de retrait(e), le seul « vieux» , c’est moi !

Jeudi, 22. avril 2010 13:28

L’ennui, avec les titres trop explicites, voyez, c’est que le texte qui suit fait forcément redondant, vu qu’on peut dire beaucoup en peu de mots.

C’est vrai que je suis l’unique « vieux»  dans mon isba confortable. Si j’évite les miroirs, eh bien je peux me croire dans un club de vacances. De vacances immobiles, assis devant ma bécane, pas du tout le style club Méditerranée. Mais faut pas rêver.

L’encadrement est limité, vu que mon epse travaille à Moun dou Porcin : plus de 80 kms aller-retour, sans parler de ses voyages scolaires y otras cosas. Pourquoi tu soulignes? Tu vois pas que c’est de l’espagnol, crétin de mes deux?

J’ai beau me forcer, prendre des poses, malgré ma solitude d’ermite, dans ce Bazar Manioc qui est une faille de l’Être, je ne suis pas foncièrement malheureux. J’ai mes trois chats à gérer, le vieux (bougon) et les deux jeunes. Cela n’est pas toujours une sinécure.

Bon, c’est vrai que ça manque un peu de femmes. Par les immenses baies vitrées, on voit la nature, et puis la nature, et puis la nature. Autrement dit, pas un chat (sauf les miens).

Mais il y a la télévision et bientôt je vais mater les matchs de la coupe du monde de foot. Le pied !

wii-maison-de-retraite

Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

« Le mec de la tombe d’à côté» , Katarina Mazetti, Babel

Mercredi, 21. avril 2010 16:29

Moi qui me plains  de ma solitude dans le Bazar Manioc, de l’absence de rencontres, de tissu social, eh bien c’est parce que je ne fréquente pas assez les cimetières. Dans une nouvelle de Maupassant (« Les Tombales» ) des prostituées, déguisées en veuves éplorées, draguent le client au Père-Lachaise. Chez Katarina Mazetti, dont le roman ne manque ni de vie ni de truculence, une idylle débute ainsi dans l’allée  automnale d’un cimetière suédois.

Ce n’est pas une oeuvre basée sur la nécrophilie, non, le « mec»  est bien vivant, il est à côté de la tombe et non dedans, c’est un bouseux de la proche campagne qui vient fleurir la tombe de ses parents tandis que sa proche voisine, Désirée, vient verser une larme sur la dernière demeure de son époux, bicycliste inattentif  et biologiste qui est passé sous les roues d’un camion.

Leurs hormones vont bientôt fusionner, mais l’un est paysan avec des vaches à traire tous les jours et Désirée est bibliothécaire. En avant le choc des cultures, comme dit la quatrième de couverture. C’est moins mouvementé que MILLENIUM, mais, pute céleste, cela vaut le détour.

Un roman sans prétention, au ras des choses de la vie et qui a bien mérité son succès international.

mec1

Catégorie: Non classé | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze