Beiträge vom février 2010

Thriller du temps : « La danse des obèses ».

Samedi, 27. février 2010 12:35

Depuis quelques décennies, la littérature dite populaire a bien évolué. La science-fiction, qui eut son heure de gloire jusqu’aux années 90 a subi un déclin indéniable. Le fantastique aussi (disparition de collections bien installées dans le décor). Il suffit d’errer dans les FNAC et autres grandes surfaces pour s’apercevoir que seul un genre jouit d’une santé florissante : le polar.

Et quand je dis le « polar », il faudrait écrire le « thriller » (le phénomène est comparable ou parallèle au plan de la production cinématographique). C’est un genre où le corps humain est sacrément malmené, jusqu’à l’extrême, les psychopathes à l’oeuvre étant souvent des artistes qui recopient les oeuvres d’art. Il y a plusieurs gammes dans le thriller : le thriller médical où l’angoisse est forcément au carré (l’hôpital au quotidien étant déjà suffisamment anxiogène), en ce moment, depuis Dan Brown, fleurit le thriller »vaticaniste », les vaticanailleries sur fond de secrets eschatologiques, et si le Christ était un imposteur? se comptent par dizaines.

C’est à dire que beaucoup d’écrivains, et non des moindres, souhaitent écrire le thriller qui fera la « une » des ventes (durant plusieurs semaines, dont la Semaine sainte) et sera traduit en 25 langues (sauf le basque). Cela rapporte beaucoup plus qu’un petit roman introspectif édité par Gallimard ! Macache wallou.

En ce qui concerne « La Danse des Obèses », c’est un roman bien écrit, avec ce qu’il faut de graisse (vu le sujet), les têtes de chapitres baignent dans la gastronomie. Chapitre 11 : » Premier plat principal : crustacés. Langoustes puces de l’île de Sein cuites minute dans un vrai court-bouillon ». Et comme on fréquente beaucoup l’Institut médico-légal au fil des chapitres, on a forcément envie de gerber les titres (les personnages s’en acquittant à notre place!). Voilà un bouquin à recommander aux surchargés pondéraux (dont je fais partie). Mais il n’est pas sûr qu’un frisson fasse maigrir!

obèses

Thema: Coups de coeur | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

« There’s more to life than books, you know, but not much more » (chanson des SMITH, années 80) (Il y a autre chose que les livres dans la vie, mais guère plus).

Jeudi, 25. février 2010 18:36

Ilona Pulkstene 6

Thema: La traversée du quotidien. | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

La parole suffit-elle pour « guérir » les troubles psychiques?

Mercredi, 24. février 2010 11:48

freud

Mon lectorat étant pratiquement à sec, à croire que tout le monde petit-bourgeois est sur les pistes de ski et il n’est pas facile de négocier une descente avec un ordinateur portable dans les bras, je vais donc parler dans le désert, ce qui est reposant, à condition de ne pas oublier le petit grain de sable qui parfois suffit à gripper la machine.

La psychanalyse, on le sait, est sinon anti-médicamenteuse du moins a-médicamenteuse, son présupposé étant que la parole peut « guérir ». Depuis l’apparition des derniers psychotropes de masse, LEXOMIL, et tous les dérivés de la planète PROZAC, on est un peu moins affirmatif en ce qui concerne le primat de la parole.

On a pris conscience que notre pychisme est comme une usine chimio-électrique, et qu’une épiphanie du type EUREKA ne va pas forcément modifier fondamentalement le noeud complexe des fils électriques ou le chaudron chimique imbriqué dans l’inconscient . Pour parler plus clairement, eh oui, beaucoup de symptômes pour lesquels on était venus naïvement consulter, BEAUCOUP DE SYMPTOMES PERDURENT.

J’entendais l’autre jour , à la radio de ma voiture, un psychanalyste qui disait que si la parole pouvait littéralement rendre malade (psychosomatisation), eh bien, inversement, elle pouvait « guérir ». Je ne suis absolument pas convaincu par ce parallélisme.

Que la parole, dans le cercle familial ou le milieu professionnel, soit souvent mortifère, qui le nierait? On dirait qu’elle profite de câbles, de circuits qui n’attendent qu’elle. Comme le dit si bien Kafka, « la flèche s’adapte à la blessure ». Mais en sens inverse, un discours qui vous valorise glisse souvent comme une goutte d’huile sur une feuille de laitue, c’est un bel emplâtre sur une jambe de bois, bref on mesure vite les limites, chez les gens atteints d’une macédoine névrotique, on mesure vite les limites, dis-je, de la méthode COUE. OUAIS! Je suis donc pour un PACS raisonnable entre par exemple la fluoxétine et la parole de l’analysant.

Thema: La traversée du quotidien. | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

« Là où les tigres sont chez eux » Jean-Marie Blas de Roblès ou la force des incipits

Dimanche, 21. février 2010 14:08

« Incipit liber », en abrégé « incipit », « le livre commence (ici) », le terme  est bien commode, dont se gargarisaient mes lycéens, du temps que j’en avais (« oxymore » avait également une sacrée côte!).

Au sens strict, c’est la première phrase du récit : « Aujourd’hui maman est morte »  ou bien « Longtemps, je me suis couché de bonne heure ». Au sens plus large (et plus sage), c’est le tout début du roman, l’amorce qui va ferrer ou pas ma lecture.

Je trouve l’incipit du livre de Blas de Roblès assez piquant pour m’embarquer dans 884 pages de lecture. Autisme en perspective, avis à la famille (qu’est-ce que je dis, pour l’instant, je suis seul comme Kafka dans mon isba en semi-rondins du Bazar Manioc) . Je cite :

 » – L’homme à la bite en pointe ! Haarrk ! L’homme à la bite en pointe ! fit la voix aiguë, nasillarde et comme avinée de Heidegger. »

On se doute que Heidegger n’est pas Heidegger mais le perroquet du premier personnage du casting, Eléazard von Wogau.

Comme ce n’est pas un thriller (comme l’époustouflant SHUTTER ISLAND de Dennis Lehane), j’ai lu les toutes dernières lignes qui avaient comme un air de déjà-vu :

« Bri-gi-Bardot / Bar-doo! / Bri-gi-te Beijo /  Bei-Joo! »

roblès

Thema: Coups de coeur | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze

Plusieurs photos d’Elvis. J’en pince pour toé El-vis…

Samedi, 20. février 2010 19:10

elvis

Thema: Coups de coeur | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze