Articles du janvier, 2010

Une question épineuse : la représentation du coït au cinéma

Mercredi, 20. janvier 2010 13:02

Je veux parler des films ordinaires, bien entendu, où l’on nous montre un couple hétérosexuel copulant à cul joie, les jambes de l’actrice enserrant le corps du forniquant, sans la mascarade d’un drap pudiquement jeté sur leurs ébats. La question qui me turlupine est celle-ci : que se passe-t-il exactement? Le metteur en scène a-t-il lâché la bride sur les couilles de l’acteur, l’épuise-t-il sous la multiplicité des prises de vue ou bien lui fait-il boire un bidon de bromure une heure avant l’action?

Car, mes amis, vous le savez comme moi, le membre viril est des plus indocile!

Montaigne, dans ses « Essais»  (I, XXI), note cette réflexion que je me fais un plaisir de vous livrer:

« On a raison de remarquer l’indocile liberté de ce membre, s’ingérant si importunément lorsque nous n’en avons que faire, et défaillant si importunément lorsque nous en avons le plus affaire, (…) refusant avec tant de fierté et d’obstination nos sollicitations et mentales et manuelles.» 

Comme quoi, Montaigne a théorisé sur la panne, le « fiasco» , bien avant Stendhal, ciboire du Christ. Mais je ne sais toujours pas ce qui se passe (voir + haut) . Ce qui se passe vraiment. Quelqu’un pourrait-il me renseigner?

.montaigne

Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Le cave se rebiffe, lire critique sur bietdazou.com

Mardi, 19. janvier 2010 19:59

rérapages

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Je me réveille toujours de bon poil quand j’ai inventé un juron nouveau

Mardi, 19. janvier 2010 12:40

bosch-truie

Je me réveille toujours de bon poil quand j’ai inventé un juron nouveau. Un juron bien à moi, compact et lisse comme un galet de plage (les plages où il y a des galets, naturellement). Pute vignasse! par exemple. De toute façon, ces temps-ci, je suis plutôt euphorique car je file le parfait amour avec la révérende mère supérieure du couvent des Homardines, près de l’Institut Médico-légal. Mais je suis discret, être plein de morgue attire toujours les emmerdes. Sous sa défroque monacale, Priscilla (c’était son nom de scène quand elle était strip-teaseuse) a le corps d’Astrid Veillon (abondamment détaillé l’autre soir dans un téléfilm qui se passait à la campagne, lors de la tempête du siècle dernier). Nous nous frottons le crin nuitamment et ça fait des étincelles, heureusement silencieuses, car il ne faut pas réveiller les bonnes soeurs, par définition chastes et pures.

Certaines mauvaises langues voudront bien admettre que je prends mon pied, mais que c’est un pied de cochon! Je préfère être un cochon qu’un Cauchon, l’évêque collaborateur qui fit brûler Jéhanne d’Arc, la petite Jéhanne de France, comme disait Blaise Cendrars dans sa fameuse PROSE DU TRANSSIBERIEN. E pericoloso sporgersi! Veux-tu bien te rasseoir sur la banquette ou sur mes genoux, pute vignasse!

Catégorie: Création littéraire | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Petit kit de sémantique pour un nasique hongrois buvant de la téquila dans un recoin de la bibliothèque vaticane

Lundi, 18. janvier 2010 17:21

nasique

« Accro»  est bien accroché, comme le velours côtelé, l’hiver, chez les travailleurs du rail. On peut être « accro»  à la salade de betteraves, au pastis ou à l’héroïne…d’un roman de Flaubert, comme madame Bovary (rires dans la salle). Je déconseille toutefois aux étudiantes qui passent actuellement des partiels d’utiliser le mot « accro» . Les enseignants, en effet, sont plutôt conservateurs et se délectent d’une langue grise comme une moquette beige qui a fait son temps. J’ai été prof moi-même avant de devenir sur FACEBOOK un satyre pas à conséquences.

« Addict»  fait un peu snob, on dirait une langue qui claque contre le palais dur. Je suis « addict»  aux thrillers où sévissent les serial killers qui découpent les jolies femmes en rondelles de salami. Mais la phrase : je fais toujours ce que m’addicte ma conscience est absurde. Les humoristes débutants peuvent faire des calembours du type : attendez, je vais demander l’addiction. Mais il y a toujours le risque que les gens vous prennent au mot! D’autre part, d’après Victor Hugo, « le calembour est la fiente de l’esprit qui vole» . Vous êtes avertis, macrédious!

Cette leçon de sémantique est absolument gratuite mais je ne vais pas m’attarder car j’ai l’impression que notre nasique hongrois, accro et addict à la téquila, est déjà complètement naze.

Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

What are you doing after the orgy?

Dimanche, 17. janvier 2010 12:38

dan_witz_orgie_prd

Cette notation de Jean Baudrillard dans COOL MEMORIES I:

Au coeur de l’orgie, un homme murmure à l’oreille de la femme : WHAT ARE YOU DOING AFTER THE ORGY ?

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze