Petit kit de sémantique pour un nasique hongrois buvant de la téquila dans un recoin de la bibliothèque vaticane
Lundi, 18. janvier 2010 17:21
« Accro» est bien accroché, comme le velours côtelé, l’hiver, chez les travailleurs du rail. On peut être « accro» à la salade de betteraves, au pastis ou à l’héroïne…d’un roman de Flaubert, comme madame Bovary (rires dans la salle). Je déconseille toutefois aux étudiantes qui passent actuellement des partiels d’utiliser le mot « accro» . Les enseignants, en effet, sont plutôt conservateurs et se délectent d’une langue grise comme une moquette beige qui a fait son temps. J’ai été prof moi-même avant de devenir sur FACEBOOK un satyre pas à conséquences.
« Addict» fait un peu snob, on dirait une langue qui claque contre le palais dur. Je suis « addict» aux thrillers où sévissent les serial killers qui découpent les jolies femmes en rondelles de salami. Mais la phrase : je fais toujours ce que m’addicte ma conscience est absurde. Les humoristes débutants peuvent faire des calembours du type : attendez, je vais demander l’addiction. Mais il y a toujours le risque que les gens vous prennent au mot! D’autre part, d’après Victor Hugo, « le calembour est la fiente de l’esprit qui vole» . Vous êtes avertis, macrédious!
Cette leçon de sémantique est absolument gratuite mais je ne vais pas m’attarder car j’ai l’impression que notre nasique hongrois, accro et addict à la téquila, est déjà complètement naze.
Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

