Dimanche, 22. novembre 2009 13:26

Ce matin, à mon lever, j’ai aperçu par la baie vitrée une femme entièrement nue dans le champ de coquelicots.
Mais il y avait quelque chose qui clochait (j’aime beaucoup cette phrase dans les polars). La saison des coquelicots était passée depuis belle lurette. Et la saison des femmes nues aussi.
Hier soir, dans ma villa d’Herculanum, j’ai eu une longue conversation avec Pline le Jeune, un giton surveillant le niveau de la citronnade dans nos coupes. Même sous les oliviers, la chaleur était moite et pleine de malices.
Tu es sûr que te machine divinatoire est fiable? m’a demandé le petit Pline. – Bien sûr, puisque nous venons, elle et moi, d’un lointain avenir. Tu tapes « Vésuve, éruption du» et tu auras tous les détails sur l’enfouissement dans les cendres chaudes de Pompéi et d’Herculanum.
Principe de précaution, je me carapate à Rome. – Piano, piano, il se trouve que tu vas être un des témoins majeurs de cette catastrophe et que tu ne peux échapper à ton destin, cache-toi sous un acqueduc, si tu veux, à bonne distance.
Et moi, demanda Klaïs Popotès, une des plus grande hétaïre du Péloponnèse, qui faisait halte chez moi avant d’aller pomper les tribuns de la plèbe (qui, par voie de conséquence, calmeraient les incessantes réclamations du peuple dans la « Cloaca Maxima» , Le Grand Egout» ).
Attends que je relise le story board, fis-je à l’hétaïre qui, quasi nue, se balançait mollement dans un hamac tout en feuilletant un magazine people sur papier glacé (qui n’apportait pourtant pas un semblant de fraîcheur).
(à suivre)