Articles du novembre, 2009

Ce soir à la salle Pétrière, slam-party avec le trio Baudelaire !

Jeudi, 26. novembre 2009 11:40

la zébuebaudelaire500maigritude

Dis-moi, moi, moi, moi, ton coeur, ton coeur d’artichaut parfois pare-feu, pare-fou, s’envole-t-il, Agathe, ah gate gate,

Loin tsoin du noir, noir, noir océan, oh céans, pouah ! de l’immonde monde monde cité, si t’es…

Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

J’ai enfin rencontré Dieu ( = le Slam)

Mercredi, 25. novembre 2009 18:42

slam

D’abord le slam n’a rien avoir avec l’islam. Rien.

Le slam est une sorte de phrasé patraque qui chérit sa patraquerie, une sorte de grand corps malade, voyez.

Le slam est brut de décoffrage et vouloir le raboter, le fignoler serait une erreur insigne.

C’est pourquoi l’alexandrin de Du Bellay :

« Et les muses, de moi, comme étranges, s’enfuient» 

n’est pas du slam.

De même que monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, de même nous, vers les années 1987 et suivantes, au sein du GFEN, dans nos improvisations publiques (plage de Biarritz, place Arnaud-Bernard, Toulouse) faisions du slam à l’insu de notre plein gré.

Comme quoi on est toujours rattrapé par son destin !

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Encore des nouvelles du campus

Mercredi, 25. novembre 2009 13:13

campusC’est le genre d’ouvrages qui ne prolifèrent pas chez nous, typique surtout de l’american way of life, et que j’appellerai faute de mieux « campus novel» , roman de campus.

Bien sûr, on pense au pavé de Tom Wolfe, « Moi, Charlotte Simmons» , impitoyable état des lieux d’une université américaine. On pense au roman de Donna Tartt, « Le maître des illusions» . Tout cela chez Pocket (où il n’y a jamais une coquille, contrairement à certains volumes de la Pléiade, macarel bandidos !).

Je n’ai pas encore lu le roman de Curtis Sittenfeld, dont le « point de vue»  est  celui d’un(e) étudiant(e), comme les titres précités.

Le « campus novel»  peut adopter aussi le point de vue des universitaires, du corps enseignant. « Amours profanes»  de Joyce Carol Oates, « Désert américain»  de Percivall Everet, « A moi pour toujours»  de Laura Kasischke (mon préféré !), « La vie secrète de Robert Pendleton»  de Michael Collins et bien entendu la désopilante saga universitaire de David Lodge, qui a fait un tabac, même à la terrasse des cafés.

Bonne lecture et n’oubliez pas les mésaventures psychiatriques de Biètt d’Azou, président de l’université porcine, sur bietdazou.com !

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Pigalle, Missouri, la nuit.

Mardi, 24. novembre 2009 11:41

red one

Hier soir, après les deux épisodes de « Pigalle la nuit»  sur Canal +, je suis allé fumer une cigarlette mentholée sur ma véranda. On voyait quelques étoiles dans les banlieues célestes et un léger vent faisait frissonner les herbes de la jachère, plus bas, où les chats jouent à la gatiboure.

Je me suis dit on se croirait dans le Missouri, perdu quelque part dans l’anonymat nocturne, loin, loin de Pigalle et de sa géographie turbulente où Dieu doit avoir du mal à retrouver les siens.

Au moment où, la marre-quizz étant à l’ordinateur, j’allais jeter mon mégot sur la pelouse déjà couverte de rosée (on est fin novembre), une image immense envahit l’horizon du côté d’Estankrutz. Une femme en décolleté, nimbée de lumière rouge.

Autrefois je me serais dit, la Vierge vient me rendre visite, c’est une « mariophanie» , un brin de causette ne fait de mal à personne, même si la mère de Dieu a pris l’apparence de Sharon Stone. Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église!

Mais j’ai vite compris que c’était un hologramme fabriqué par le vieux savant fou qui vit en ermite dans les collines. Une trouvaille optique entre les machines de Jules Verne dans « Le Château des Carpathes»  et la fameuse « Invention de Morel»  de Bioy Casarès, le jumeau de Borgès (encore qur Casarès n’eut jamais l’honneur comme son ami d’être nommé « inspecteur des volailles»  par la dictature militaire en place).

L’image tint à peu près une minute, puis elle se gondola comme de la tôle, prit une couleur jaunasse et disparut. Encore ce foutu complexe d’Eurydice !

Shit de shit, il ne me restait plus qu’à devenir inspecteur des rapaces nocturnes. Pigalle, Missouri, la nuit…

Catégorie: Création littéraire | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Le tournoi des hallucinations

Dimanche, 22. novembre 2009 13:26

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Ce matin, à mon lever, j’ai aperçu par la baie vitrée une femme entièrement nue dans le champ de coquelicots.

Mais il y avait quelque chose qui clochait (j’aime beaucoup cette phrase dans les polars). La saison des coquelicots était passée depuis belle lurette. Et la saison des femmes nues aussi.

Hier soir, dans ma villa d’Herculanum, j’ai eu une longue conversation avec Pline le Jeune, un giton surveillant le niveau de la citronnade dans nos coupes. Même sous les oliviers, la chaleur était moite et pleine de malices.

Tu es sûr que te machine divinatoire est fiable? m’a demandé le petit Pline. – Bien sûr, puisque nous venons, elle et moi, d’un lointain avenir. Tu tapes « Vésuve, éruption du»  et tu auras tous les détails sur l’enfouissement dans les cendres chaudes de Pompéi et d’Herculanum.

Principe de précaution, je me carapate à Rome. – Piano, piano, il se trouve que tu vas être un des témoins majeurs de cette catastrophe et que tu ne peux échapper à ton destin, cache-toi sous un acqueduc, si tu veux, à bonne distance.

Et moi, demanda Klaïs Popotès, une des plus grande hétaïre du Péloponnèse, qui faisait halte chez moi avant d’aller pomper les tribuns de la plèbe (qui, par voie de conséquence, calmeraient les incessantes  réclamations du peuple dans la « Cloaca Maxima»  , Le Grand Egout» ).

Attends que je relise le story board, fis-je à l’hétaïre qui, quasi nue, se balançait mollement dans un hamac tout en feuilletant un magazine people sur papier glacé (qui n’apportait pourtant pas un semblant de fraîcheur).

(à suivre)

Catégorie: Création littéraire, Non classé | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze