Dantzig, un viatique pour les frappadingues
Dimanche, 8. novembre 2009 18:30

Il y a des gens qui, où qu’ils aillent, ont besoin de la proximité, du contact, d’un bouquin dans la poche (ne pas s’étonner du succès mondial de ce concept), ou dans le slip ou la gibecière. C’est comme qui dirait une poche d’oxygène en cas d’asphyxie existentielle, quelle que soit sa vitesse de sédimentation.
A ces rêveurs de monde(s), nous conseillons le « Dictionnaire égoïste de la littérature française» d’un bonhomme qui a emprunté son pseudonyme au nom d’un célèbre couloir, Charles Dantzig. Un drôle de zig !
On peut lire son opus dans n’importe quel endroit, à n’importe quelle page. C’est le bonus des dictionnaires. Car il faut bien l’avouer, la vie dite réelle est souvent aussi chiante qu’un jour de pluie.
Vous ouvrez le Dantzig au hasard et vous tombez sur l’incipit de « Madame Bovary» : « Nous étions à l’étude …» Qui est ce « nous» qui va disparaître à jamais dans le tissu narrarif? Et autres bribes jubilatoires, contrairement à une merde de chien sur le trottoir.
Voilà qui aide à attendre le bus, le toubib qui s’attarde avec son dernier patient, le départ de la fusée Ariane, l’élection d’un nouveau pape ou que l’esprit de finesse se pose comme par miracle sur le crâne de David Douillet.
Oups ! Alléluia les pendeloques !
Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze
