Articles du octobre, 2009

La croix et la bannière

Mardi, 20. octobre 2009 10:23

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Je suis très facilement dépassé par les événements. Que voulez-vous, on ne se refait pas. Je me demande même (métaphore informatique) si l’on n’est pas déjà « formaté»  dans le ventre de sa maman. Allô, maman, bobo ! Bref.

Oups ! J’aperçois dans le rétroviseur un événement qui veut me dépasser. Je serre un peu sur la droite de la route. Pfffuittt! C’est fait. Et ne croyez pas que l’événement va disparaître dans le lointain ruban de la chaussée. Nohon, nohon, sinon il n’y aurait pas de problème. Non, l’événement qui m’a dépassé roule à cent mètres de moi,  A LA MEME VITESSE !

Il y a deux sortes d’événements : les événements statiques et les événements dynamiques. Si vous êtes emporté et noyé par une coulée de boue lors d’un orage cataclysmique, c’est un événement dynamique. En revanche, si vous êtes englué dans un endroit désertique (comme votre serviteur dans le Bazar Manioc), c’est un événement statique.

La mort est aussi un événement statique. Mais n’ayez crainte, au bout de trois siècles, l’entropie aura fait son travail et il ne restera plus rien de vous, à moins que vous soyez canonisé par mon ami (est-il bien parvenu à l’archevêché d’Auch?), le pape Benoît.

Je me dis qu’après tout, je ne dois pas être le seul qui soit dépassé par les événements. Il paraît que c’est aussi le cas présentement de Nicolas Sarkozy et qu’il est de mauvais poil. Je le comprends, à ma mesure modeste, car j’ai du mal à m’imaginer moi en président de la République. Macarel !

J’espère que pour vous tout se passe bien. Tant mieux !

Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Les fesses du bouc

Lundi, 19. octobre 2009 9:31

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Hier, la marre-quizz du Net m’a permis d’entrer dans les fesses du bouc. Hare Krishna, me suis-je dit, quel harem en perspective! C’est vrai que sur les blogs je ne rencontre jamais personne. C’est aussi désert que le désert qui mène d’Assouan à Abou Simbel (les mirages en moins).

Benoît XVI (le pape) était très intéressé par Face Book. Il est sorti vers 11 h de la chambre d’amis avec toujours son chaperon sur la tête, le corps recouvert d’une houppelande d’hermine blanche et de superbes mules violettes à ses panards ecclésiastiques.

L’ennui, c’est que mon ordinateur avait des lenteurs de chaise à porteur qui disputerait un 400 mètres avec un TGV dernière génération. J’y ai vu la main du « fatum»  antique qui veut que je reste, sinon puceau, du moins ermite de troisième division.

Le brave Benoît a béni la machine tout l’après midi, mais rien n’y fit. Dieu devait jouer au scrabble avec l’Esprit Saint et tu peux toujours sonner ! Vers 4 h, Benoît a sellé sa mule, direction Auch où il devait dîner et coucher à l’archevêché. Le pauvre homme était marri (quoi de plus misérable qu’un pape !). Je le consolai comme je pus et son petit attelage claudiquant disparut derrière l’allée des marronniers.

Les voies de Dieu sont impénétrables. Comme les fesses du bouc, par intermittences.

Catégorie: Religion décalée | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Sprechen Sie Französisch? Japonais?

Samedi, 17. octobre 2009 17:03

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Catégorie: Non classé | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

La fameuse entrée du pape à Lias pour venir bénir mon ordinateur

Samedi, 17. octobre 2009 10:28

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(Mes deux commentateurs en langue germanique sont avisés que j’entrave que pouic à leur idiome. C’est ainsi. Ils n’ont qu’à m’envoyer des messages en latin, la vraie langue universelle).

Quand le pape vint à Lias bénir mon ordinateur, ce fut un événement absolument singulier. Dans l’allée des marronniers qui menait au village, il n’y avait pas un chat et coiffé d’un chaperon rouge, le vieil homme eut l’air un peu interloqué.

Sa mule avançait à petits pas, impavide, ses sabots luisants de rosée faisant éclater les bogues des châtaignes. Crash ! Cra ash !

Comme un âne, j’avais supprimé mes deux commentaires en allemand, que Ratzinger eût pu aisément traduire. On ne pense pas à tout.

Quand il fut arrivé sur le parvis de l’isba, sa mule totalement essoufflée, (vu la pente raide après le bourg qui conduit à mon nid d’aigle), j’aidais Sa Sainteté à mettre pied à terre. – Que tu as une belle cabane, Biètt d’Azou. – C’est pour mieux loger tes petits petons, Benoît.- Pour sûr, ça me change du Vatican ou de ma résidence de Castel Gandolfo. Dis, tu n’aurais pas une cigarette au menthol? Après nous nous occuperons de ton ordinateur. Alléluia !

Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Soulages et Hundertwasser

Vendredi, 16. octobre 2009 12:20

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Soulages, qui se trouve à Beaubourg en ce moment, Soulages travaille dans le noir. Il faut être connaisseur, sinon la lassitude menace le visiteur, bien qu’on sache que le noir, ça n’est pas tout à fait le noir. « La nuit n’est jamais complète» , comme disait Paul Eluard.

Regardez le cantonnier qui répand du goudron sur la chaussée, on dirait de la pastèque écrasée côté brillance. Le noir ne s’épuise pas à la première lecture. L’ennui, c’est que le noir me rappelle ces faux corbeaux (voir site « bietdazou» ) que Blogger-Google a inventés pour justifier une sorte de censure qui n’ose pas dire son nom.

Bien entendu, moi qui suis indécrottablement naïf (j’avais cru à cette histoire de corbeaux de Blogger-censure), Soulages n’est pas ma tasse de thé. Je préfère les merveilleux polychromes d’Hundertwasser. C’est une fête pour l’oeil, une pure merveille, surtout réunis dans ce petit livre noir (!) : « Hundertwasser’s complete graphic work 1951 – 1976″

« A thing of beauty is a joy for ever» , disait le poète anglais John Keats. C’est un opuscule qu’on peut emporter partout avec soi, chez le vétérinaire, le dentiste, mais absolument pas dans les prisons russes où les brigades spéciales tabassent à mort ou estropient à vie les malheureux incarcérés dans ces lieux de démence (cassette LCI, jeudi 15, 18 h 50).

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze