Articles du octobre, 2009

Bribes de sens en hommage au professeur Abribat

Samedi, 24. octobre 2009 11:50

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A cette époque de l’année, point n’est besoin pour le blagueur de  se crever le QI. Il y aura très peu de visiteurs vu qu’ils sont tous partis fleurir les tombes de leurs chers disparus.

Je ne parle pas pour les inconditionnels de Vian qui vont cracher sur les tumulus (quand Sartre a pissé sur la tombe de Chateaubriand, avait-il mesuré la direction du vent marin? Si ça se trouve ce couillon s’est aspergé le falzar de sa propre liquidité). Sunt lacrymae rerum !

Une orange, sur le divan, m’expliquait qu’elle avait la phobie des feux tricolores. « Toutes ces amies à saluer, quand ça va passer au rouge, on se croirait à Guantanamo :» 

Quand le provoire toque (tocar en castillan égale toucher) les seins des paroissiennes, le bedeau, jaloux comme un clone de Quasimodo, sonne le tocsin. C’est un flache-baque sur un petit village du Bazar Manioc, à la fin du 19° siècle.

Caligula avait bien nommé sénateur son cheval préféré. Ce Jean Sarkozy n’est sans doute pas un mauvais cheval. Quel brouhara pour si peu!

Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

La bible des retraités et ermites du Bazar Manioc

Vendredi, 23. octobre 2009 15:44

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Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Une petite petite PME de la forme brève

Vendredi, 23. octobre 2009 11:57

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Il n’y a pas en France, comme dans les universités américaines, d’atelier d’écriture formant à l’expression littéraire. A la fois travail sur le style et la macrostructure : séquençage d’une nouvelle, d’un roman. C’est un fait.

L’université porcine, sise dans le Bazar Manioc (l’équivalent du comté au nom imprononçable dans les romans sudistes de Faulkner), aurait bien aimé pallier cette lacune. Hélas nous manquons de crédits et Valérie Pécresse fait la sourde oreille. Et pour l’instant, seules les mauvaises herbes essuient les pluies d’équinoxe. En bas, dans la jachère, près du ru aux écrevisses. Ay, misayre !

Je vous donne trois exemples de formes brèves (écrites, peine perdue, pour dérider les participants à une page de « Facebook» ) :

Inutile de vous presser, dis-je au citron, les bus sont en grève.

Un pamplemousse avait peint en bleu, comme pendant la guerre, les vitres de sa salle de bains. Il avait honte d’utiliser un rasoir électrique.

Ils ont voulu me fusiller mais ils n’avaient que des balles à blanc. Le temps qu’ils les passent au cirage (noir), j’avais pris la poudre d’escampette.

Hier, j’avais 12 visiteurs, que divise 2, les météores 00 00 00 qui ont un suppo de nitroglycérine dans le cul, je souhaite donc une bonne lecture à ceux qui restent sur le site une minute !

Catégorie: Création littéraire | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Leurres, petits leurres

Jeudi, 22. octobre 2009 10:37

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Je ne sais plus quel philosophe (Schopenhauer peut-être) a comparé le dialogue humain à cette triste mascarade : deux hommes en train de traire un bouc avec une passoire et ensuite, oui madame, ils se disputent pour le partage du lait !

Eh bien quand on est pessimiste et qu’on va (c’est l’étymologie) au fond des choses, quand on ne se contente pas de surfer sur les ersatz, le factice et la frivolité, il faut bien se rendre compte que l’ordinateur n’a guère apporté de progrès à la chose !

Trois jours sur « FACEBOOK»  m’ont conduit aux urgences psychiatriques avec injection massive de Valium.

Je vais mieux. Le docteur Spielvogel me permet de me promener dans les jardins où je peux cultiver les fleurs de rhétorique, le chiasme, l’antithèse, l’oxymore. Ah, l’oxymore, cela vous shoote les synapses sans trop d’accoutumance, peu nocive par ailleurs.

Je viens bientôt retrouver mon ermitage dans le Bazar Manioc. C’est un endroit virtuellement désert et désertiquement virtuel.

Un peu comme cette vieille série télévisée, vous savez, « Le Prisonnier» , à part qu’ici il n’y a pas d’habitants (De quoi te plains-tu? me dit la marre-quizz, tu manges à ta faim et tu as des draps propres !).

Si vous avez dans l’idée de vous échapper, un immense bulle de savon apparaît à l’horizon, roule sur elle-même et vous gobe en cinq sec. Dans la série télévisée, la bulle n’était pas irisée, parce que le film était en noir et blanc.

Quand on dit « noir et blanc» , en fait cela signifie « gris, grisaille» , comme l’existence. Bientôt la Toussaint, macrédious, je hais cette période et les marchés aux chrysanthèmes. Le docteur Spielvogel (je suis le seul à savoir qu’il s’est évadé d’un roman de Philip Roth : « Le complexe de Portnoy» ) s’avance vers moi avec un sourire de circonstance :

- J’ai signé votre bulletin de sortie. Mais à l’avenir, évitez d’aller sur « FACEBOOK»  !

Catégorie: Humour noir | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Complètement déph(r)asé

Mercredi, 21. octobre 2009 9:40

big man

J’ai eu l’extrême imprudence de pousser la porte d’un FACEBOOK, moyenne d’âge 25 piges, beaucoup d’anciens élèves de la marre-quizz, sympas bien sûr, mais on ne parle pas la même langue.

C’est la génération texto, SMS, plus l’extrême futilité d’à peu près tous les propos, puisque c’est la spontanéité non décantée qui est la règle ici. C’est la crucifixion du style, la saint Barthélémy de la prose, fût-elle basique.

Moi, je suis un vieux ringard, pensez 68 printemps, d’ailleurs ces jeunots m’ont soigneusement évité en trois jours de co-location. Pas un seul commentaire à mes (je dois dire) provocations. Rien, nib, niente, nada, nothing, nitchevo. Je sens même que cette mésaventure, cette méprise totale vont me permettre de passer ermite de deuxième division. Miladious !

Et dire que j’ai été prof de français de ces terroristes en fines dentelles. On a lu Céline, Bernanos, et Cavanna aussi. Et voilà le résultat des courses. Ils jaculent, ne laissent rien infuser. Mais je ne vais pas ratiociner en boucle !

Ah, j’ai bien failli aller me noyer dans le lac de Bert. Mais comme je ne sais pas nager, j’ai jugé plus prudent de différer cette solution à mes désastres intimes.

Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze