La croix et la bannière
Mardi, 20. octobre 2009 10:23

Je suis très facilement dépassé par les événements. Que voulez-vous, on ne se refait pas. Je me demande même (métaphore informatique) si l’on n’est pas déjà « formaté» dans le ventre de sa maman. Allô, maman, bobo ! Bref.
Oups ! J’aperçois dans le rétroviseur un événement qui veut me dépasser. Je serre un peu sur la droite de la route. Pfffuittt! C’est fait. Et ne croyez pas que l’événement va disparaître dans le lointain ruban de la chaussée. Nohon, nohon, sinon il n’y aurait pas de problème. Non, l’événement qui m’a dépassé roule à cent mètres de moi, A LA MEME VITESSE !
Il y a deux sortes d’événements : les événements statiques et les événements dynamiques. Si vous êtes emporté et noyé par une coulée de boue lors d’un orage cataclysmique, c’est un événement dynamique. En revanche, si vous êtes englué dans un endroit désertique (comme votre serviteur dans le Bazar Manioc), c’est un événement statique.
La mort est aussi un événement statique. Mais n’ayez crainte, au bout de trois siècles, l’entropie aura fait son travail et il ne restera plus rien de vous, à moins que vous soyez canonisé par mon ami (est-il bien parvenu à l’archevêché d’Auch?), le pape Benoît.
Je me dis qu’après tout, je ne dois pas être le seul qui soit dépassé par les événements. Il paraît que c’est aussi le cas présentement de Nicolas Sarkozy et qu’il est de mauvais poil. Je le comprends, à ma mesure modeste, car j’ai du mal à m’imaginer moi en président de la République. Macarel !
J’espère que pour vous tout se passe bien. Tant mieux !
Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze
