Articles du 15. octobre 2009

Oblique, la communication « littéraire»  n’appelle pas de réponse.

Jeudi, 15. octobre 2009 11:56

festin

J’ai dû écrire à ce jour 1500 « articles» , les deux blogs confondus, et je n’ai eu pratiquement aucun écho. C’est là le propre de la parole littéraire, qui est toujours de biais, oblique et ne se confond JAMAIS avec la simple transmission d’une information. Contrairement au message purement référentiel du type : « Passe-moi le sel. – Excuse-moi Charlie, j’ai laissé tomber ce matin la salière sur le carrelage. Point barre.» 

Il est évident que le message référentiel s’use à la première lecture, s’auto-détruit dans les cinq secondes alors que le langage littéraire travaille dans l’ambiguïté, entre le lard et le cochon (c’est pourquoi nous l’avons adopté à l’université porcine du Bazar Manioc).

Bien sûr, les reproches de solipsisme (= nombrilisme) menacent le chroniqueur. La belle affaire, on ne parle jamais que de soi-même ! Les « chats»  et maintenant « fesse-bouc»  échappent-ils à cette loi de la pesanteur? Je n’en sais rien, je reste dans ma bauge solitaire (si je veux passer ermite de deuxième division).

Sur la photo, je suis en conciabule avec trois berteilles de rouge (vino tinto), la face rubiconde estompée, merci, par la pénombre.

Hirsute et falstaffien. Bref.

Catégorie: Création littéraire | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze