Mardi, 27. octobre 2009 11:19

Si je comprends bien le principe de « Facebook », c’est de l’actu personnelle brute, dans la glorieuse aphasie des embryons, ma petite nièce est née tandis que nous pique-niquions, je viens d’adhérer aux pissenlits trash de Marciac, c’est un méga dialogue de sourds ou alors passe-moi la rue Barbe, je te passerai le sénile.
*(PUB : CESSEZ DE FUMER AVEC CHIC, APPRENEZ A CHIQUER !)
Le tout dans un style qui n’est même pas celui d’un « écrivant ». Tudieu, la mouche tubarde, on est mal barrés sur cette galère ! Cochon qui s’en dédit, moi je préfère rester dans ma bauge, groin de tous ces niais-là, macarel !
Comme le dit quelque part Henri Michaux : »On n’est pas tous nés pour ouvrir des fenêtres, mais beaucoup sont nés pour mourir asphyxiés ».
« Facebook » est le dernier gadget qui contribue à cette asphyxie du sens. On devrait replanter les gibets sur les tertres herbeux de Larresingle.
*(PUB : SOLITAIRES, DISGRACIES DE NATURE, APPRENEZ A FAIRE L’AMOUR DANS LE TROU D’UNE PALISSADE EN BOIS !)
Rien ne vaut une bonne pendaison pour remettre les idées en place et les corbeaux tiendaient meeting dans les combes brumeuses du Bazar Manioc pour le partage des yeux, des si succulents globes oculaires.
Bon, je ne vais pas piquer une absinthe colère tous les matins. C’est mauvais pour le coeur. Déjà qu’il y a le picrate, les gras doubles, la couenne du provoire et le cibiches de la mère Cantile, si timide derrière son comptoir. Je l’imagine mal pianotant sur les fesses d’un bouc. Elle échappera ainsi à la pendaison.
Que Dieu nous ait en sa Sainte Garde !