Articles du septembre, 2009

Le nom de la rosse

Lundi, 21. septembre 2009 9:24

linge

villepin

Il n’est pas sûr que les masses laborieuses entassées dans le métropolitain et les manants de province coincés dans de poussives diligences, avec de vieilles bonnes emmenant leur perroquet, dont celui de Flaubert, chez le vétérinaire, la cage recouverte d’un tissu en velours sombre afin que le volatile ne soit pas espovanté, il n’est pas certain donc que tous ces gens-là soient passionnés par le match un peu retors, Villepin-Sarkozy, qui se livre dès aujourd’hui en correctionnelle.

Macache wallou !

Depuis le début de la politique au paléolithique, on a toujours pratiqué ces jeux de dupes, pokers-menteurs, crocs-en-jambes, et encore heureux qu’il ne s’agisse que de pratiques en coulisses et que le sang vermeil n’illumine pas  la lame des opinels !

Ermite de troisième division dans le Bazar Manioc, le destin m’a préservé du goût du pouvoir, de la « libido dominandi»  (maladie endémique par exemple chez les proviseurs et surtout les proviseurs-adjoints). Quand on a déjà assez de mal à se gouverner soi-même, on ne va pas se turlupiner à régenter les autres ! Chié !

J’ai digéré mon repas d’hier, dont le compte-rendu n’a eu que 10 visiteurs sur ce site. Je divise par 2, excluant les 00 00 00, soit 5 curieux, moins 2, peu convaincus, = 3. On aurait pu les inviter à table ! Stop, 205 mots. (Mais peut-être furent-ils effrayés par la momie de Ramsès II ? ).

Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Ramsès de bâfrer comme un ch’timi !

Dimanche, 20. septembre 2009 11:38

ramses2

Dans l’Antiquité, lors des banquets, on agitait un squelette sous le nez des convives, pour leur rappeler leur condition éphémère et mortelle. Ce qui était loin de leur couper l’appétit !

Aujourd’hui, jour de cèpes au faisan (ou l’inverse) aux gorges du Pange, je pars avec la photo de Ramsès II au musée du Caire. Pour mieux apprécier la saveur des mets. A la tienne, Ramsès !

17 h, fin du match, j’ai la bedaine gonglée comme une zibeline (zeppelin?). N’oublions pas le casting. Dans le cholestérol des victimes : moi, anciennement Biètt d’Azou, censuré par Bloware, la marre-quizz du Net, ses parents et Bert des lourdes carpes. La digestion s’annonce aléatoire. Ciboire du Christ bavant dans la sciure.

Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Momo, va donc prendre l’air !

Samedi, 19. septembre 2009 17:42

prendre l'air

Parfois, j’ai un drôle d’air, voyez, parce que je ne prends pas assez l’air. Je ne m’inscrirai jamais à un stage de parapente, a fortiori d’ULM. De quoi aurais-je l’air, avec mon quintal plus bovin que chorégraphique?

S’imaginer libre comme l’air est une illusion, c’est faire impasse sur le SURMOI qui nous agit et nous agite. Et allez dire à l’air comprimé d’une carabine qu’il est libre ! Chié !

Pour s’envoyer en l’air, pas besoin d’être timbré, juste un peu culotté (après on enlève la culotte : « Mademoiselle, vous revenez à Tokyo? Une ville fascinante, n’est-ce pas? Bien plus que Nantes…). Ah, il ne faut pas avoir peur du bar à thym même si on préfère la sauge et le basilic.

Depuis le départ de la marre-quizz, je n’arrête pas de freud donner le même air, si bien que j’en ai oublié le titre, des fois qu’on me ferait payer des droits. L’air est composé d’oxygène, d’azote et de 1% d’argon. Je n’ai jamais su jusqu’ici que je respirais 1% d’argon.

Comme quoi on fait souvent les choses mécaniquement. Comme s’envoyer en l’air, le samedi soir après le turbin. On lit parfois ce type de doléances, chez le dentiste, dans un magazine féminin. En attendant. C’est dur.

L’avion amorce sa descente sur Tokyo. Soleil couchant. Luisances de mica sur la mer plus bas. Mademoiselle, vous pouvez vous rhabiller, merci pour le panorama, n’oubliez pas votre bagage à main. Etudiante, je suppose? En littérature française? Je l’avais deviné.

L’avion s’immobilisa sur la piste, les voyants lumineux d’interdiction de fumer s’éteignirent, et une douce musique d’ambiance s’écoula des haut-parleurs fixés au plafond. C’était la mélodie de « Norwegian Wood»  des Beatles.

Haruki Murakami (dont je suis le traducteur en gascon) m’attendait au terminal  n° 4. Tu as l’air dans les nuages, me dit-il, en prenant un de mes bagages. C’est le décalage horaire et puis dans l’avion, j’ai eu une hallucination, l’air conditionné me fait souvent cet effet-là, répondis-je.

Ah, le Japon, le saké, les cerisiers en fleurs, les geishas  (mon Dieu !), le métro de Tokyo. Mais pourquoi mettez-vous tous des masques? demandai-je à mon hôte qui essayait de se frayer un chemin dans les courants marins de la fourmilière. Il n’entendit pas. Il n’était pas question que je le perde de vue.

Catégorie: Création littéraire | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Le sprint du siècle, escargot, limace, plus mon ordinateur

Samedi, 19. septembre 2009 10:18

Sibérie

Ici, dans le Bazar Manioc, c’est Pétaouchnok, le diable-vauvert, les confins de l’encore exprimable. C’est comme sur cette photo de Sibérie, sans la neige.

Il en résulte que mon ordinateur a multiplié par dix le fameux proverbe latin FESTINA LENTE, hâte-toi lentement. Chié ! Chié ! Il y faut une sainte patience qui par moments n’est pas loin de confiner au désespoir.

Pour configurer ma « front page» , j’ai amplement le temps de lire en même temps le quart de mon missel de premier communiant. Introibo ad altare Dei, je m’approcherai de l’autel de Dieu. Chié ! Chié ! C’est un marathon de limaces hypoglycémiques !

La marre-quizz (qui rentre aujourd’hui avec un panier de cèpes, alléluia !) dit qu’elle m’a envoyé des photos des la petite Margot. Eh bien, il n’y a rien dans ma boîte de réception. Pfffuuuit, et tout à l’avenant, comme dirait Dominique (celle de « Soeur Thérèse.com» ).

Bien entendu, vendredi, aucune belle métisse, couleur d’ambre, n’a sonné à ma porte. Que dalle, nitchevo, niente ! En revanche la pluye est là, celle qui mouille, comme dans les romans de Simenon. Au fait, est-ce que l’eau de pluie est potable si j’ouvre sous l’averse ma grande gueule pour absorber quelques gouttes célestes?

Demain nous allons manger du faisan chez la reine-mère des Gorges du Pange.

En Sibérie, je ne suis pas sûr qu’on mange du faisan, surtout dans les petits goulags que M. Poutine doit cacher dans les forêts d’épicéas. M. Poutine a davantage la tête d’un employé de la morgue que d’un comique troupier (race, il est vrai, disparue, dans les trappes du music-hall et de l’Histoire).


Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

La petite reine Margot est née ce matin

Vendredi, 18. septembre 2009 13:03

Margot

C’est la petite-fille de la marre-quizz du Net, et par conséquent un peu la mienne. On m’appelle  papy Do. Vous m’excuserez, je n’ai pas de photo d’elle, du moins en nourrisson. Mais j’ai ce cliché de son dix-huitième anniversaire, le 18 Octobre 2027.

C’est la marre-quizz qui a pris la photo, un peu avant le repas, tandis que les auto-jets décrivaient des ellipses dans le ciel bleu, à très basse altitude (il n’y a jamais de collision, comme les chauves-souris, les auto-jets ont des sonars remarquables).

J’ai peur de ne pas apprécier le repas, des pilules multicolores, comme je l’eusse fait dans les années 2010 quand on pouvait encore déguster des ris de veau ou une lamproie à la bordelaise.

D’autre part, beaucoup de mes viscères, coeur, poumons, foie, sont désormais métalliques, même si le terme est impropre. La médecine a fait en 20 ans des progrès qui dépassent l’entendement.

Je peux même me téléporter en 2009, le temps d’écrire cet article sur mon blog de l’époque, ce qui m’a permis de revoir mes chats, aujourd’hui (?) disparus. Mais je n’abuse pas trop du téléporteur, surtout pour les voyages dans le temps, car ce sont des croisières épouvantablement mélancoliques, comme quand Ulysse revoit sa mère (dont il ignorait qu’elle fût morte) dans l’Hadès, les Enfers de la mythologie grecque.

Notre technologie ne génère pas que du bonheur, hélas !

Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze