Articles du 28. septembre 2009

Les remords de Bucéphaline

Lundi, 28. septembre 2009 16:38

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(L’épisode I incipe dans le blog Bietdazou. Clique donc !)

Alors que j’estois aux portes de l’au-delà dans la forêt de Malemort, essoufflé comme un phoque qui vient d’être recalé au brevet des collèges, Bucéphaline avoit disparu en tortes voies dans les bois profonds, incapable de me porter secours vu que dans le civil elle occupe des fonctions d’aide-mire libérale.

Son compaing gueuloit comme une corne de brume mais en ces régions côtières la mer avale les sons. La marre-quizz du Net se demandoit si c’était du lard ou du cochon, mon piteux état je veux dire, eh bien les deux, madame, les deux ! Et votre amie Bucéphaline a été avalée par l’enchanteur Merlin !

Le compaing estoit fatigué, autrement il m’auroit porté sur ses épaules. Hélas, je ne suis pas un foetus de paille, je pèse un âne mort et mieux valoit me laisser dans une ornière ou un marigot en priant Dieu qu’il veuille bien absoudre mes péchés. (Quoique, porter le Christ sur ses épaules n’est pas un mince honneur, on devient ainsi littéralement un « christophore» …)

Le soleil brilloit dans le ciel comme une enclume en plein travail. Je ne sais comment nous arrivâmes dans un village. L’église avoit un bénitier qui me permit de me désaltérer et de faire quelques ablutions. Et qui vis-je sur un prie-Dieu en train de demander pardon? Bucéphaline qui se griffoit le visage et déchiroit ses vêtements. C’estoit un spectacle pitoyable, au sens de « digne de pitié» . Mon Dieu !

(A suivre)

Catégorie: Humour noir | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Tapas cent balles ?

Lundi, 28. septembre 2009 10:01

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Per Bacco, è la hesta del petiot Dionisou !

(Mathilde n’est pas encore née.)

Diou biban!

Les filles ici ont des jambes superbes, qui vous perforent le coeur, de leurs talons-aiguilles. Il fuit le temps… Fugit irreparabile tempus ! Et les tatouages, il faudrait parler des tatouages. Hola, c’est un tatouage à la menthe? Je peux lécher, mademoiselle?

Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Kontuz, une langue venue des étoiles

Lundi, 28. septembre 2009 8:57

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Pour une âme fondamentalement latine, ce qui surprend d’abord au Pays basque, c’est l’onomastique (= les noms de lieux), tant la différence est parfois abyssale entre le nom basque et l’appellation castillane. Kontuz ! Kontuz ! (=attenzione !) la signalisation routière peut vous donner la migraine.

Sur les ponts entre Hendaye et Béhobie, la police basque se la joue musclée, type film d’action américain. Il m’étonnerait beaucoup que les gros poissons de l’ETA passent par cette nasse, ou alors déguisés en pare-chocs ou arbres à came (!) en tête. Bon, chacun fait ce qu’il peut pour se distraire. (A moins qu’ils ne traquent Roman Polanski !).

A Fontarabie, les multiples petits balcons en bois verni et torsadé retiennent l’attention du plouc (=touriste). Il y a là une tendance à la « gullivérisation» , les proportions deviennent lilliputiennes. Et que de ruelles, mon Dieu !

On se fait peu à peu au rite des tapas, quand on ne craint plus l’inconfort, la gibecière qui traîne sur le pavé gras, vite rejointe par la veste qui ne veut pas tenir à l’épaule. Sur la petite table ronde, c’est le chaos entre les verres bus, les verres à boire, les coupelles à déguster, les coupelles déjà dégustées. Il faut s’y faire, tant il est évident que ce n’est pas dans notre culture.

Mais le vin est bon ! N’est-ce pas là l’essentiel?

Catégorie: La traversée du quotidien., Non classé | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze