Articles du 16. septembre 2009

Simenon, le plus grand

Mercredi, 16. septembre 2009 17:52

simenon

Je viens de monter dans l’omnibus de 800 pages consacré à Simenon par Pierre Assouline. Je n’y suis pour personne. Je me moque du clin d’oeil des vaches dans les prés, comme de ceux des prostituées de la rue Saint-Denis.

Il n’est pas sûr que je descende à Couille-en-Brie car je ne lis même pas le nom des stations et je n’ai pas envie de rencontrer le proviseur-adjoint au buffet de la gare. Dieu me préserve de cet espangouin ! Qui ne parle que de la pluie et du beau temps, de ses hémorroïdes ou de sa récente obtention des palmes académiques. D’ailleurs les vaches sont sous des parapluies, il pleut comme au match  « Marseille – AC Milan» . Il pleut comme dans un roman de Simenon.

« Mes souvenirs, je ne sais pourquoi , ne sont que des souvenirs d’hiver, de pluie ou de crachin, de brouillard, et je revois cette longue rue, avec ses réverbères passés au bleu, où, dès sept heures du soir, nous déambulions des heures durant dans une obscurité quasi totale, au point qu’on avait pris l’habitude de se munir d’une lampe de poche.»  (Les Trois Crimes de mes amis, 1938).

« Des critiques ont dit que j’adorais la pluie, qu’il y avait de la pluie dans tous mes romans. Ce n’est pas vrai : faites le calcul et vous allez voir qu’il y a plus de romans avec un soleil éclatant que des romans avec la pluie.»  (Entretiens…).

Catégorie: Création littéraire | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze