La psychanalyse, un fantôme qui se porte bien.
Jeudi, 10. septembre 2009 12:59

On n’arrête pas de la conduire chaque semaine au cimetière des idées reçues. Ce qui n’a aucun sens. Car la psychanalyse n’existe pas avant de naître dans un rendez-vous concret, celui de la cure.
Les raisonnements de Socrate, pas plus que les intuitions de Maigret n’ont aucune date de péremption, à l’inverse des rillettes du Mans.
Ce qui est chouette avec le petit bouquin de Jacques André en 100 articles, c’est qu’on peut le lire dans la rue ou quand on fait la queue à une caisse de FNAC, ou dans le métro. L’article « Vagin denté» est particulièrement recommandé pour la station « Filles du calvaire» . Mais qui irait se perdre à « Filles du calvaire» à moins précisément que votre analyste habite là, au premier étage avec un escalier qui sent la cire. Travailler dans l’analité n’interdit pas d’être propre.
Ah voilà un métier que j’eusse aimé faire, analyste, à défaut d’être cardinal dans la curie romaine, ou romancier nobélisable comme Antonio Lobo Antunès ou Haruki Murakami (dont j’ai acheté hier neuf titres au CUL – Centre culturel Leclerc, à Moun dou Porcin).
Cette folie me sidère, chez des gens comme Joyce Carol Oates, Salman Rushdie, Haruki Murakami, passer pratiquement tout son temps devant un clavier de traitement de texte (la plume d’oie de Balzac est loin, pour la cafetière toujours pleine, je l’ignore).
Les grands romanciers et les analystes jouent pratiquement sur le même terrain. Mais je m’arrête, la dame aux 200 mots me fait signe de sa guérite vitrée. Stop !
Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze
