Articles du 7. septembre 2009

La ballade du saké triste, Haruki Murakami

Lundi, 7. septembre 2009 17:57

hm_ballade

A japaneese blues, ou la mélancolie à la japonaise car les ballades (avec deux « l» ) sont forcément tristes, surtout sur le mode du flash-back. « Mais où sont les dames d’antan?» .

Il pleut beaucoup dans le roman d’Haruki Murakami et le taux de suicides chez les jeunes gens augmente, presque imperceptiblement, entre les lignes. C’est si l’on veut un roman d’apprentissage, à part qu’on se demande ce que le narrateur-personnage a véritablement appris.

D’ailleurs y a-t-il quelque chose à apprendre? Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard. On soulignera la limpidité du style. L’eau, la pluie et des fois du Chivas Regal pour noyer le spleen.

Vingt ans après les événements qui ont bouleversé le pauvre Watanabe, il pleut lorsqu’il arrive à Hambourg et qu’une mélodie des Beatles « Norwegian wood»  sert de musique d’ambiance à la lente sortie des voyageurs vers le terminal (et de catalyseur, bien sûr, aux souvenirs).

« J’avais trente-sept ans et je me trouvais à bord d’un Boeing 747. L’énorme appareil descendait à travers de gros nuages chargés de pluie, et s’apprêtait à atterrir à l’aéroport de Hambourg. La pluie froide de novembre obscurcissait la terre, et tout, absolument tout, du personnel technique revêtu de cirés aux drapeaux qui flottaient mollement sur le bâtiment de l’aéroport, en passant par les panneaux publicitaires pour BMW, baignait dans la mélancolie caractéristique des peintures flamandes.» 

C’était notre « coup de coeur» .

Catégorie: Coups de coeur | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Chaque jour je fiente des pépites d’or !

Lundi, 7. septembre 2009 11:01

wc luxe

Mon ordinateur, ah, ce n’est pas Usain Bolt ! Il sprinte comme une limace sur une moquette granuleuse. Encore un avantage d’être enterré au diable vauvert !

Je me console par le fait que je chie tous les jours des pépites d’or. L’histoire est simple. Dans le Bazar Manioc (quel désert !), je paie une taxe foncière équivalente au coût d’un caddie de supermarché (avec une côte à l’os et une bouteille de champagne pour fêter la saint Cucufa).

Si je vivais à Paris, par exemple dans un grand studio rue des Francs-Bourgeois, dans le prolongement de la Rambuteaustrasse (rue mythique pour moi), eh bien je paierais une taxe foncière cent fois plus élevée.

Déduction, mon profond ennui dans le Bazar Manioc est productif. Je sais que pour me gâter la fête, vous allez me dire que ces pépites d’or sont fictives, virtuelles. Et vous, vous n’êtres pas fictif, virtuel? On ne vous voit, vous entend jamais !

C’est quand même un peu fort !

Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze