Articles du 1. septembre 2009

Mes illusions donnent sur la cour

Mardi, 1. septembre 2009 15:46

C’est le titre que j’ai oublié d’indiquer dans le “post” qui suit, c’est à dire qui précède. Donc Sacha Sperling (c’est un pseudo) a bien publié chez Fayard “Mes illusions donnent sur la cour”. On ne va pour l’instant parler que de ça. Un écrivain adolescent, tudieu, Rimbaud n’a qu’à bien se tenir !

miss-université-porcine

J’ai peur qu’on parle un peu moins de l’élection de “Miss université porcine” qui est une tradition de rentrée dans notre petit établissement, sis dans les maïs et les bois du Bazar Manioc, parmi les graminées et les dieux cruels   (la “tue-cochon”) des campagnes profondes.

Capramerda fouchtra et virelongue la tringle !

Je ne m’étais pas aperçu que non seulement la photo de Miss université porcine est énorme mais en plus, qu’elle augmente de superficie peu à peu. Bientôt elle va envahir tout le blog, les blogs circonvoisins et même la “toile” tout entière. Regardez les bois du bandeau, il y a de la magie dans l’air !

Catégorie: Création littéraire | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Le sperling nouveau est arrivé !

Mardi, 1. septembre 2009 12:26

On dit beaucoup  de bien de ce petit sagan, qui a eu le bonheur/malheur d’avoir des parents connus et friqués. Il a écrit un livre acide, paraît-il, dont on peut dire du bien, avec de petites réserves. Trop de phrases courtes, par exemple.

Il est évident aussi qu’à talent égal (?), avoir des parents connus, ça aide pour trouver un éditeur. Ce qui ne fut pas le cas de ce pauvre John Kennedy Toole qui essuya refus sur refus (jusquà son suicide) pour son roman devenu après sa mort un best-seller mondial, “La conjuration des imbéciles”.

1928_80_sperling_img

Catégorie: Création littéraire | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze

Je me suis trompé de scénario

Mardi, 1. septembre 2009 10:23

Armé d’un long couteau de cuisine, Norman Bates se rapprocha du rideau à demi-opaque de la douche. Psychose, quand tu nous tiens ! Mais, ciboire du Christ, étais-je dans le bon scénario? Je voulais parler de la rentrée scolaire et de ce tabou dans les œillères de l’angle mort, pour faire simple je voulais signifier que la “panique” est souvent l’état ordinaire de l’enseignant.

On ne parle pas de ça dans les IUFM. Jamais, c’est obscène, angoissant. Passez muscade !

norman-bates1

Le prof est censé être un G.O. empathique porté sur les ailes d’une imperceptible euphorie. Jamais de bouche sèche, de chamade tambour qui s’entend à l’autre bout de la cour, de mains qui tremblent, avec la sensation de désastre imminent, aussi maîtrisable qu’un tsunami, bref que l’épée de la dame aux clebs va vous tomber sur le coin de la gueule, que vous allez ruminer, ruminer cet état-limite vécu comme un échec et que vous serez désormais incapable d’entrer à nouveau dans une classe.

Bien sûr, pour la plupart, cela s’arrange ( un peu), DES QU’ILS SONT ENTRES DANS UN PERSONNAGE, comme au théâtre, mais oui, madame Ravenel, l’enseignement c’est aussi du théâtre et vous avez tout intérêt à prendre ce paramètre en compte.

Trente cinq ans j’ai tenu sur ce fil du rasoir, et quand j’en ai eu ras la caftir de l’ambiance, que je devenais un peu trop cabotin du type gueulard, eh bien je suis parti (j’avais mes annuités).

J’avais ensuite le projet de me reconvertir en Norman Bates mais je n’avais pas assez de picaillons pour m’acheter un motel dans le Bazar Manioc !

Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze