L’espace du dedans : mon usine marémotrice
Mercredi, 30. septembre 2009 12:17
La plupart des gens ne s’intéressent pas à leur « espace du dedans », sauf le poète Henri Michaux et les hypocondriaques, il va de soi.
Quand je m’allonge du côté gauche dans mon lit, immédiatement dans mon énorme panse, mon usine marémotrice démarre, avec ses bruits familiers, ses borborygmes and blues.
Ma centrale fournit mes synapses en électricité, ce qui me permet de ruminer des heures sur ma vie, si incroyablement terne et à la fois si incroyablement douillette et choyée au plan stomacal. Ah, durant mon séjour au Pays basque, on ne saurait dire que j’ai bu de la piquette et mangé des clopinettes. Tel est mon paradoxe vital, ontologique, qui confine à l’oxymore.
Depuis hier, j’ai une petite-fille, un pur bijou paraît-il, ce qui fait un peu désordre, j’en conviens, chez un philosophe cynique ( à Getaria j’ai pissé entre deux voitures sur un parking dallé) et un ermite de troisème division.
J’ai trois petits-enfants de mon côté et deux du côté de la marre-quizz. Plus trois chats, bien sûr. Comme quoi, la solitude n’est jamais complète, comme l’a dit je pense Paul Eluard.
Voilà.
(Clique sur Bietdazou, il y est question de Mathilde, ma petite-fille, et d’Ahmadine, né Jad, qui menace la (sur)vie de nos petits-enfants).
Thema: Fatrasie. Billevesées. | Kommentare (0) | Autor: D.Nauze




