Je reviens dans cinq minutes … ou dans cinq siècles
Vendredi, 30. mars 2012 11:29
Catégorie: Humour noir | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze
Vendredi, 30. mars 2012 11:29
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Jeudi, 29. mars 2012 18:34
Telle pourrait être la devise d’un « réseau social» que je ne nommerai pas tant il a parfois une politesse de rustre informatique.
J’avance masqué pour me protéger. Il y a tant de détraqués dans les friches industrielles, les galeries marchandes, les sacristies périphériques. Et sur la « toile» , bien entendu. Les réseaux sociaux, ces carnavals de Pâques aux tilles !
L’ennui, d’un point de vue éthique, c’est que même si j’avance à visage découvert, je porte encore un masque. L’étymologie est formelle, une « personne» très quelconque a son origine dans le latin « persona» = masque d’acteur, masque de théâtre. La parole passe à travers le masque et résonne, « per-sonare» , « sonare per» . Ah quel pied de paraître savant, c’est comme faire craquer sous la dent des cèpes à la bordelaise !
En définitive (le curé dans mon enfance, près de Libourne, dont le nez – celui du curé – gouttait en permanence, disait toujours cela « en définitive» et avait ainsi un air instruit), en définitive (c’est une façon de parler, vous l’avez compris) (qui n’est pas spécifique aux curés) (même si ce dernier portait une soutane) (qui luisait d’usure, comme du charbon sur lequel on aurait renversé de l’huile d’olive) où est donc notre véritable MOi sous toutes ces pelures d’oignon qu’il faut enlever l’une après l’autre (le masque du carnaval de Venise) (et puis notre épiderme) (pas étonnant qu’on pleure) (parfois)
Catégorie: La traversée du quotidien. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze
Jeudi, 29. mars 2012 12:36
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Mardi, 27. mars 2012 13:45
Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze
Mardi, 27. mars 2012 11:07
Ce livre est une somme sur Auschwitz, une recension de faits bruts (!) à travers les témoignages d’une foule de témoins. Cela va de l’indescriptible à quelques petites lueurs d’humanité qui se sont manifestées dans le camp, venant même de certains SS ! Le titre de l’ouvrage « Hommes et femmes…» induit forcément une interrogation sur la sexualité chez les détenus (ceux qui n’ont pas été désignés dès la « rampe» , à la descente du train, vers les chambres à gaz, tels les vieillards, les malades, les enfants…)
Eh bien, comme l’écrit Benedikt Kautsky :» Je n’exagère certainement pas en disant que pour 90% des détenus le problème sexuel n’existait pas.» Non seulement à cause de l’épouvantable dénutrition mais même chez les mieux nourris, le trauma de l’arrivée dans le camp semble avoir tué tout désir charnel, à part celui de survivre (et encore !). Les hommes n’ont plus d’érections ni d’éjaculations, les femmes n’ont plus de règles. Les femmes qui perdent leur féminité vitesse grand V, rasées, squelettiques, la peau jaunâtre et sentant très mauvais en l’absence d’hygiène élémentaire. Voilà qui ne favorise pas les rapprochements, qui de plus sont interdits, pour les juifs en particulier. La nudité est banalisée dans les divers rites du camp (appels interminables, visites médicales pour la « sélection» , etc). Thanatos, pour employer le jargon freudien, a complètement détruit « Eros» .
Il y a toutefois une sexualité très marginale à Auschwitz, chez les « cadres» de surveillance (kapos…), et même certaines « idylles» entre SS et détenues juives, qui en général se terminent très mal pour les protagonistes. On sait qu’Himmler a ordonné la création de bordels (un dans le block 24 du camp central et un autre à Monowitz, non loin). Ces lieux d’épanchement tarifié (on paie avec des tickets qui récompensent le travail) sont bien sûr réservés aux « aryens» . Notons que les femmes qui sont devenues prostituées ont ainsi vraisemblablement évité la dégradation physique dans des travaux autrement pénibles sous la pluie, la neige et les coups des kapos. Bref cela leur a sauvé la vie.
En brève conclusion, outre un camp d’extermination mais comment peut-on l’oublier (odeur permanente venant des crématoires), Auschwitz a été un monde plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord.
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