Passe-moi tes jumelles, s’il te plaît.
Mardi, 7. février 2012 14:59
Catégorie: Fatrasie. Billevesées. | Commentaires (0) | Auteur: D.Nauze
Mardi, 7. février 2012 14:59
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Lundi, 6. février 2012 17:03
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Vendredi, 3. février 2012 15:21
Le poème qu’Ossip Mendelstam n’aurait pas dû écrire (?) :
Nous vivons sans sentir sous nos pieds de pays / Et l’on ne parle plus que dans un chuchotis,
Si jamais l’on rencontre l’ombre d’un bavard / On parle du Kremlin et du fier montagnard.
Il a les doigts épais et gras comme des vers / Et des mots d’un quintal précis comme des fers.
Quand sa moustache rit, on dirait des cafards / Ses grosses bottes sont pareilles à des phares.
Les chefs grouillent autour de lui – la nuque frêle / Lui, parmi ces nabots, se joue de tant de zèle.
L’un siffle, un autre miaule, un autre encore geint – / Lui seul pointe l’index, lui seul tape le poing.
Il forge des chaînes, décret après décret… / Dans les yeux, dans le front, le ventre et le portrait.
De tout supplice sa lippe se régale. / Le Géorgien a le torse martial.
Novembre 1933
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Jeudi, 2. février 2012 12:08
Livre de Poche, Elisabeth Guertik :
« Alexis Fédorovitch Karamazov était le troisième fils d’un propriétaire terrien de notre district, Fédor Pavlovitch Karamazov, si connu de son temps (et dont, même aujourd’hui, on évoque encore le souvenir) par sa fin tragique et ténébreuse survenue il y a exactement treize ans et dont je parlerai en temps voulu. Pour le moment, je dirai seulement de ce « propriétaire» (comme on l’appelait chez nous, quoique de toute sa vie il n’eût presque pas vécu sur ses terres) que c’était le type étrange, au demeurant assez répandu, de l’homme non seulement mauvais et dépravé, mais en même temps incohérent, quoique de ces gens incohérents qui savent parfaitement régler leurs petites affaires matérielles, semble-t-il. Ainsi, Fédor Pavlovitch était parti de presque rien, c’était un tout petit propriétaire qui se faisait inviter à la table des autres, cherchant à vivre en parasite…»
Folio, Henri Mongault :
« Alexéi Fiodorovitch Karamazov était le troisième fils d’un propriétaire foncier de notre distict, Fiodor Pavlovitch, dont la mort tragique, survenue il y a treize ans, fit beaucoup de bruit en son temps et n’est point encore oubliée. J’en parlerai plus loin et me bornerai pour l’instant à dire quelques mots de ce « propriétaire» , comme on l’appelait, bien qu’il n’eût presque jamais habité sa « propriété» . Fiodor Pavlovitch était de ces individus corrompus en même temps qu’ineptes – type étrange mais assez fréquent – qui s’entendent uniquement à soigner leurs intérêts. Ce petit hobereau débuta avec presque rien et s’acquit promptement la réputation de pique-assiette…»
On soupçonne que la traduction Mongault est moins esclave du mot à mot du texte d’origine, de son phrasé (parenthèses). En un mot moins « universitaire» . 6 lignes et demie pour la première, 5 lignes pour la secondes. Bref c’est moins délayé.
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Mardi, 31. janvier 2012 18:31
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