« Les Visages»  de Jesse Kellerman, étiquette à changer.

kellerman

Ce n’est pas parce que papa maman écrivent des « thrillers»  que le bouquin du fiston se doit d’être un « thriller» , par les burnes de saint Pandelon ! Le meilleur « thriller de l’année»  écrit le NEW YORK TIMES qui, je vous l’accorde, n’est pas le « Herald Picayune» .

Il n’empêche, on frissonne (« to thrill»  = frissonner) rarement dans cette narration rusée qui flirte avec le genre certes, mais avec une distanciation ironique.

Il nous reste une belle saga familiale, avec ses secrets, ses non-dits, ses cadavres dans le placard, une peinture documentée du petit monde de l’art contemporain à New York, des galeristes et Jesse Kellerman a un véritable talent d’écrivain, au niveau de la phrase, du paragraphe, du chapitre.

En définitive (comme disait il y a bien longtemps l’abbé Ménard, curé de Vayres), l’ouvrage de Jesse Kellerman est bien plus proche du « Déclin de l’Empire Whiting»  de Richard Russo que de « Dragon rouge»  ou du « Silence des agneaux» .

Il faut savoir ce que parler veut dire, prépuce !

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Auteur:D.Nauze
Date: Vendredi, 13. novembre 2009 13:31
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