Shadowman de Cody McFadyen

Un voyage de 500 pages au bout de la cruauté humaine, une sorte d’autoroute de la souffrance et du désespoir, sans aucune aire de repos, obligation de rouler, rouler, lire, lire. L’auteur, dont c’est le premier roman, a une grande empathie envers ses personnages, mais putaing, c’est destroy, trash pas dans la soupe.
Je me dis que dans le Bazar Manioc, on n’est pas si pervers, petites perversités, c’est sûr, pisser entre deux bagnoles dans un parking, se curer le nez et coller le produit contre un bénitier désaffecté, bref.
Moi qui m’efforce d’être idiot quand je lis un polar (n’oublions pas que le fond de commerce du collègue est la rétention d’informations), là j’ai subodoré de loin le méchantissime, lequel s’imagine être un descendant du distingué Jack L’Eventreur.
Mais pourquoi faut-il que les écrivains américains qui nous débitent in situ les pires horreurs ont toujours la dédicace cucul la prâline (et je ne parle pas de la page et demie parfois de « remerciements» )?
« A ma femme, pour son soutien inébranlable, son inspiration inépuisable, son amour indéfectible.»
C’est cet « indéfectible» qui me tue !
