Jours paisibles nonobstant le reste

Mon visitorat est au plus bas, au ras des pavés, avec les myriades de particules invisibles à l’oeil nu.
Je pourrais jeter mon froc aux orties, près du lac où Bert pêche d’immenses carpes et où le soleil d’automne ricoche sur les vaguelettes pour aider les élèves de sixième à réussir leurs premières rédactions saisonnières.
Est-ce que l’on continue à faire des rédacs en sixième, sur les feuilles mortes, les fougères au bord des rus, le vol triangulaire des grues dans le ciel, en partance pour leurs clubs des vacances, là où le soleil ne donne jamais de préavis de grève?
Mais regarder le fessier d’une donzelle qui tricote les petits pavés tandis que vous finissez votre cigarlette, assis sur un banc, ça peut-être aussi un moment zen, solaire (ou lunaire), à condition de mettre en sourdine nos désirs de prédateurs, d’aurochs en charentaises. Bref.
