Kleenex joyeux, kleenex tristeux, la question du « happy end» 

The third man

Dans les fims d’action américains, il faudrait dire hollywoodiens, aucun souci à se faire, on s’achemine vers un « happy end»  incontournable. C’était le cas hier soir sur TF1 avec le « 16 blocs»  interprété par Bruce Willis et Mos Def (remarquable).

Le film de pur divertissement est condamné fatalement au « happy end» . Pas de demi-teinte, d’ambiguïté, on tomberait alors dans un champ réfléxif totalement incongru à cette place.

Inversement, quelle fin sinistre, quand on y pense, que celle du TROISIEME HOMME, avec cette interminable allée de cimetière balayée de feuilles mortes, l’héroïne qui avance sur les mesures lancinantes des la cithare d’Anton Karas, et le copain d’Harry Lime qui l’attend en grillant une cigarette (on ne fait pas mieux comme anti-héros).

C’est du cousu main, comme un linceul, on sait que la femme passera son chemin, sans jeter un coup d’oeil au copain d’Harry (qu’il a tout de même trucidé dans les égouts de Vienne).

Et c’est fini, Joseph Cotten (pitoyable amoureux transi, la température est fraîche dans ce cimetière automnal) jette son mégot dans les feuilles mortes. Et basta. Si tant est qu’on puisse le dire comme cela.

Auteur:D.Nauze
Date: Lundi, 12. octobre 2009 12:14
Trackback: Trackback-URL Catégorie: Coups de coeur

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