Littérature de chiottes
On a trop longtemps négligé la littérature de chiottes. Bien à tort. Car c’est souvent une littérature qui sort des tripes et qui a le mérite de la concision. Bien sûr, pour les gens sensibles de l’odorat, il y a toujours la possibilité d’un masque à oxygène afin d’affronter sans nausée les marigots âcres du pipi des AUTRES.
La concision, disais-je, vu qu’il y a toujours un con pour tambouriner à la porte. Et Tchékov n’écrivait-il pas que « la brièveté est la soeur du talent» (je connais la formule par coeur pour l’avoir si souvent notée dans les marges d’élèves trop prolixes).
Littérature de chiotte aussi, mais au sens merdique, ceux qui signent des romans qu’ils font écrire par des « nègres» . Où va se loger la vanité quand même ! C’est comme si on vous demandait d’enfiler le slip pas lavé du voisin.
Pouacre et désolation.

