« Piège nuptial» , Douglas Kennedy, Pocket

Le titre de ce court roman de Douglas Kennedy est bien sûr un peu redondant (notons qu’une première traduction, parue dans la Série noire, s’intitulait « Cul-de-sac» ).

L’écriture incisive et directe (au sens pugilistique) fait penser au « Facteur sonne toujours deux fois»  de James Cain. Quant aux personnages, ploucs de ploucs de ploucs de ploucs, ils ont la saveur des héros d’Erskine Caldwell dans « La route au tabac»  ou « Le petit arpent du bon Dieu» . Soue, dépotoir, chicots, graille à gerber, bref un univers glauque et gore.

Dragué et drogué par une plantureuse auto-stoppeuse qui chasse le mari (plus rare que le kangourou), le héros,  journaliste à la dérive traversant le bush australien en camping-car (quelle idée!), se retrouve prisonnier (au début stricto sensu) dans un bled perdu de chez perdu, où ça sent surtout la merde, toutes vidanges confondues, les charognes  pourrissant au soleil, où les autochtones ont des QI de verrats et de truies, et surtout où le plus proche village est à 700 kms, chié !

Comment sortir de ce traque-dard nuptial et sordide (ah, il y a de la fornication avec la géante attrape-gogos, lasse de servir de dégorgeoir à sa propre famille), tel est le thème de ce court roman dont Douglas Kennedy tire les ficelles ô combien graisseuses, incestueuses et lourdes de cambouis. Un ouvrage qui ne doit pas être conseillé par l’office du tourisme australien. Banqueroute et chignole !

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Auteur:D.Nauze
Date: Mercredi, 17. novembre 2010 15:38
Trackback: Trackback-URL Catégorie: Coups de coeur

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