Aux vents des solitudes blanches
C’est le nom du coin où je pêche sur la banquise. Aux vents des solitudes blanches, c’est joli, non? Et ma cabane, elle est super, hein? Il y a même le chauffage, pour ne pas que je me les gèle.
Ah, il faut aimer la solitude. Surtout que je pêche la plupart du temps par omission.
Je pêche des « amies» de Facebook, voyez. Des Aphrodites de banquise. Enfin, je n’en ai pas attrapé une seule. Jamais.
Mon ami Gus, qui souffre de psoriasis, me dit que je ne suis peut-être pas au bon endroit. Mais là il y a un trou, j’ai répondu du tac au tac (je dis ça vu que j’ai plutôt l’esprit de l’escalier) et ma cabane n’est pas montée sur roulettes, ciboire du Christ (comme on dit aux vents des solitudes blanches).
Enfin, je m’occupe. Je lis des polars (des thrillers, malgré le froid polaire) dans ma jolie cabane, tout en surveillant la ligne du coin de l’oeil. On ne sait jamais !
Le bonjour chez vous et que saint Sycomore vous protège (surtout des oreillons).

