L’inspecteur des volailles
Quand je parle de poulet, je pense toujours à Borgès qu’une dictature militaire nomma « inspecteur des volailles» (il était alors bibliothécaire) dans la bonne ville de Buenos Aire (Argentine) où l’air devait être si pur avant la pollution.
Voilà le sort des grands esprits, à moins qu’il ait eu une sorte d’ironie supérieure (mais j’en doute) dans les petites cervelles des militaires, vu que Borgès était déjà un homme de plume !
A la fin de sa vie, aveugle, il aurait eu du mal à différencier une pintade d’une poule naine et on lui ficha la paix.

