A l’eau de la claire fontaine (brefs propos sur les « femmes-fontaines» )
Si la jeune femme de ménage ne passait pas présentement l’aspirateur dans le salon, qui est plutôt un « saloon» , eh bien je piquerais bien un roupillon post-prandial sur le canapé. Puisque je suis coincé là devant la bécane, autant vous parler des « femmes-fontaines» . Sachez d’abord que je ne suis pas un spécialistes de cette gent à la fois féminine et aquatique. Mon savoir n’est que de seconde main.
Les femmes-fontaines sont des femmes chez qui l’excitation clitoridienne (à répétition) engendre des orgasmes générateurs de véritables geysers d’un liquide indéterminé qui n’est ni de l’urine ni du foutre, bref ces femmes sont de sacrées veinardes! Je le dis avec un peu d’envie 1° parce que je ne suis pas une femme 2° A fortiori une femme-fontaine 3° et que depuis mon opération d’un adénome banal de la prostate, je ne paie plus en liquide (phénomène appelé « éjaculation rétrograde» : j’imagine d’ailleurs la tête des spermatozoïdes quand ils arrivent (j’ignore à quelle vitesse) dans l’antre mal éclairé de la vessie).
Inversement je pisse désormais comme un dieu mais comme ma sexualité ne s’est jamais portée sur les jeux d’urine, cette pisse drue reste un simple plaisir enfantin, comme au CM1 quand nous faisions des concours à celui qui pisserait le plus loin. L’instit ne nous a jamais parlé des femmes-fontaines, ni d’ailleurs monsieur le curé qui était un saint homme et pas pédophile pour un sou. Je soupçonne qu’on connaît ce phénomène depuis la plus haute antiquité, plus particulièrement chez les Egyptiens, habitués aux crues du Nil.
Et je me demande si beaucoup de nos comptines et chansons ayant pour thèmes des fontaines ne cachent pas un « inconscient du texte» , selon la terminologie de Jean Bellemin-Noël, universitaire brillant qui doit être aujourd’hui à la retraite. Un inconscient paillard et doucement ricaneur. Cela me paraît couler de source!

