Cruci-fiction 2
Madeleine, ma mère, était une sainte femme. Chaque année, dans la sordide préfecture des Limbes (ô no man’s land!), elle est crucifiée par ces sapajous sans aucune spiritualité que sont les « festayres ». Comme eût dit Prévert, ils connaissent la danse, ils connaissent la transe mais ignorent totalement la TRANSCENDANCE. Pour preuve, leur fromage de bitus sent le crevi!
Mais l’Apocalypse viendra, qui les cajerkera, comme à Sodome et Gomorrhe.
J’attends ce jour avec impatience, pour que ma mère puisse enfin reposer en paix, loin de la cacophonie des bandas, de la barbe-à-papa, des préservatifs tordus au fond des poches obscures, de tout ce bataclan qui n’a même pas le courage d’être païen.

