Effet de sourdine (klassiche dampfung).

zizirepos

 

Depuis mon opération de la prostate (adénome) à ciel ouvert, je suis bien obligé de constater que ma libido a tendance à faire relâche, comme une intermittente du spectacle, voyez. Alors que rien, physiologiquement, selon les paroles du grand Bart, n’encourage ce chômage  technique.

Je sens bien qu’il faudrait chercher les clefs perdues sous d’autres lampadaires, les lampadaires éteints où l’on ne va pas du fait qu’ils sont éteints. Que faites-vous, mon brave, accroupi sous ce réverbère? – Je cherche mes clefs de voiture. – Mais vous les avez perdues là? – Pas du tout mais ici il y a de la lumière !

Il y a un autre facteur dans la retraite qui est une ankylose progressive (sauf pour vider un verre de blanc sec ou fumer une clope). C’est un fait assez fréquent pour être noté, la retraite naufrage, dans laquelle le tissu socio-professionnel s’est tout d’un coup évaporé et il ne reste que de longues plages de solitude qui, le décor aidant (ici le Bazar Manioc), vous conduisent à l’érémitisme (= le fait d’être ermite, dans mon cas de troisième division). L’érémitisme sonne le glas de l’éros.

Bref, en effet, il n’y a pas bézef d’érotisme dans tout cela, et c’est là où le bât blesse ! Pas besoin d’être Sherlock Holmes  pour découvrir cette déchirure du réel.

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Auteur:D.Nauze
Date: Vendredi, 11. septembre 2009 9:21
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