Chatèl ma carriole pourrie au cul d’un âne asthmatique. Portrait d’un ministre.
Il a l’air un peu bouffi, comme monsieur Tuladi. Tout le monde ne peut avoir la minceur aristocratique (le sens de la syntaxe et l’esprit délié) de Dominique de Villepin.
Il n’a pas non plus inventé la poudre, sauf la poudre d’escampette quand il refuse un débat télévisé avec les enseignants de l’académie de Créteil qui n’ont pas encore fait l’acquisition d’une kalachnikov pour pouvoir assurer leurs cours.
Il a l’air de s’intéresser à l’éducation nationale comme moi au taux en bourse de la betterave sucrière! Ou plutôt il s’y intéresse mais pour mieux la démanteler selon les canons de la mondialisation. On grignote les heures des titulaires et ce sont des « vacataires» qui les assurent, payés au lance-pierre et considérés , si l’on peut dire, comme les « zeks» (les prisonniers) des goulags staliniens. N’ayez crainte, bourgeois (excusez-moi de parler comme Besancenot), mais on maintiendra des pôles d’excellence afin que vos rejetons puissent intégrer Henri IV ou Louis-le-Grand. Macache, il n’y a aucun souci à se faire de ce côté-là!
« Chatèl ma carriole pourrie au cul d’un âne asthmatique» vient d’accorder aux principaux des collèges le pouvoir de tripatouiller un peu les horaires des profs titulaires. Ils sont dans la jubilation, ces guignols ubuesques et dangereux, ce compost de potentats locaux qui ont ainsi la possibilité de faire chier les enseignants qui ne lèchent leurs bottes, depuis toujours éculées du talent. Ce sont les Pères verts (il y en a d’autres) d’une institution qui coule lentement comme le Titanic.
Et tout le monde a l’air de s’en foutre. Musique : PLUS PRES DE TOI, MON DIEU, PLUS PRES DE TOI…

