Ken Follett : une écriture sans fin

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La suite des « Piliers de la Terre»  vient de paraître en poche. Cela s’intitule « Un monde sans fin» , soit 1337 pages d’écriture serrée qui ne favorise pas les yeux un peu fatigués. Mais dans un monde futile, tiraillé en tous sens par des frivolités multiples, il faut avoir la foi d’un bâtisseur de cathédrale, comme Ken Follett, pour se lancer dans de telles et démentes entreprises.

Ce n’est pas tout, on nous annonce pour le 28 septembre 2010 la sortie du premier tome d’une trilogie intitulée « La Chute des Géants» . La trilogie s’appellera « Le Siècle»  et si chaque volume fait 1330 pages, calculez vous-même le poids d’évasion que nous propose le romancier britannique.

Je suis sidéré par ce travail d’ermite, de bénédictin. L’écrivain est littéralement ici un artisan, un maître d’oeuvre à des années-lumière d’un histrion narcissique qui court les soirées branchées, « people» , où l’on se délabre le foie et les neurones (quand on s’aperçoit à cinq heures du mat qu’on baise en levrette un prie-Dieu décoratif!).

Je n’ai pas lu encore « Un monde sans fin» . On ne s’immerge pas d’un coup de tête dans un tel océan romanesque. Je prends mes précautions : ne pas être dérangé dans mon précaire autisme de lecteur et c’est une précaution indispensable. Ken Follett n’est pas un écrivain qu’on peut lire dans le métro et comme dans le Bazar Manioc, ce « finistère»  où je vis, il n’y a pas de métro (il n’y a rien, d’ailleurs), ça tombe bien!

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Auteur:D.Nauze
Date: Lundi, 25. janvier 2010 12:01
Trackback: Trackback-URL Catégorie: Coups de coeur

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