Nulla dies sine linea.

penelope-cruz19a

Pas un jour sans une ligne, je traduis pour tous les infortunés qui n’ont pas fait du latin dans leur prime jeunesse.  A l’époque on avait toujours un oeil dans les LETTRES LATINES  de MORISSET qui pesaient déjà un âne mort, le dictionnaire GAFFIOT pesant, quant à lui, deux ânes morts. On se serait cru dans un roman de Curzio Malaparte, avec des pestilences discrètes et des peaux d’âne grises suspendues au vent de novembre dans un hangar tombant en ruines. Saprelotte! A l’époque on ne fumait pas de joints et peu d’entre nous savaient qu’un zizi pouvait s’emmancher  dans la bouche d’une femme.

On ne savait pratiquement rien sur rien, sauf réciter le début (l’incipit!) de l’ENEIDE de Virgile : « Arma virumque cano Trojae qui primus…» 

A Libourne, il y avait un collège de garçons et un collège de filles. C’est dire! Et quand les filles, le jeudi après-midi, allaient en promenade au nord, les garçons (nous) prenaient la directions du sud. Au sud de nulle part. Mais il n’y avait pas encore ce vieux dégueulasse de Charles Bukowski en train de dégueuler dans le caniveau tout en écrivant ses mémoires.

Pas un jour sans une ligne, qui est devenu aujourd’hui : pas un jour sans Mac, sans traitement de texte!

Chacun doit porter sa croix. Quant à moi, je porterais bien Pénélope Cruz! On peut toujours rêver.

Tags » «

Auteur:D.Nauze
Date: Dimanche, 10. janvier 2010 12:10
Trackback: Trackback-URL Catégorie: La traversée du quotidien.

Flux des commentaires: RSS 2.0 Commenter cet article

Envoyer

Connexion requise