Maison de briques, maison de branque(s).
Il est de notoriété publique et visuelle que mon isba est construite en semi-rondins venant de Lettonie. C’était le prétexte de mon blog n°1 (« censuré» par Blogger il y a belle lurette).
Monsieur Sapajol, lui, a choisi la brique nue, sans aucun crépi. Je l’ai rencontré samedi au centre de vaccination de Novgorod contre la grippe H1N1.
Le gymnase était quasi vide et nous étions assis dans une petite salle d’attente, dix minutes de rigueur afin que les infirmières puissent constater que nous ne faisions pas de réaction allergique et mortelle à ce vaccin si décrié par les obscurantistes (dont ma belle-soeur de Paris).
Heureusement qu’on nous vaccine l’hiver, dit M. Sapajol, car figurez-vous que l’été, au-dessus de 30°, j’ai des hallucinations. Approchez-vous, motus et bouche cousue. Vous ne devez pas avoir ce problème, vous, avec les semi-rondins. Eh bien voilà, mes murs de briques suent des femmes nues, qui ont la même contexture que la brique.
– Et vous les avez touchées, ces femmes-caméléons? – Je n’ai pas osé, j’ai toujours été fidèle à Etiennette. Mais je vous inviterai cet été, vous pourrez constater vous-même de visu ou de tactu (M. Sapajol est un ancien professeur de lettres classiques).
-Merci de l’invitation, dis-je, la nature est pleine de prodiges !

